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.de Jean-Pierre DEMERLIAT

de Jean-Pierre DEMERLIAT

26 02 2008

A QUOI JOUE DONC ENCORE RALPH NADER ? (et à quoi ont joué Chevènement et Taubira en 2002 ?)

Ralph Nader, écologiste, de gauche -à la gauche de la gauche (américaine…)-, est une fois de plus candidat à l’élection présidentielle aux Etats Unis.
Ce sera sa 4ème tentative.
En 2004, il est la cause de l’échec du démocrate Al Gore, en ôtant à celui-ci les quelques voix qui lui ont manquées pour battre George W. Bush.
Cette année, il porte principalement ses coups contre Barack Obama qui a -aujourd’hui…- des chances d’être le candidat démocrate.
Les « plus à gauche que moi tu meurs », dont l’action conduit la plupart du temps à faire gagner la droite -peut être d’ailleurs est-ce là leur objectif premier -, nous, on connaît !
En France, en 2002, Chevènement et Taubira ont joué à ce petit jeu. Il est vrai que si à l’époque, on avait offert à leurs mini-partis, pour les législatives, ce qui leur a été donné en 2007, vraisemblablement Lionel Jospin aurait été soutenu, dès le premier tour, par l’un d’entre eux, sinon par les deux.
Et aujourd’hui, nous n’en serions pas là où nous en sommes…
 
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Le Président Nicolas Sarközy de Nagy-Bosca traite publiquement un visiteur du Salon de l’agriculture de « pauvre con » ; Madame de Panafieu qualifie Bertrand Delanoë de « toquard ». Cela les fait tous les deux encore plus dégringoler dans les sondages et ce n’est que justice ! Mais Sarközy de Nagy-Bosca lui, s’en fiche un peu : il est Président -sans doute- jusqu’en 2012 ; la Dame, elle, paye cash les conséquences de son écart de langage : Bertrand Delanoë en est conforté, et cela, c’est bien pour Paris.
Cependant, dans le même temps, le Premier Ministre, François Fillon bénéficie de 57 % d’opinions favorables, ce qui signifie que la droite et son gouvernement ne sont pas dans l’état où on souhaiterait les voir - et qu’ils méritent, oh combien !
Sans doute, et c’est réconfortant, les Socialistes et la Gauche sortiront grands vainqueurs des municipales et des cantonales. Toutefois, si le PS veut vraiment regagner la confiance d’une majorité de Français pour être en mesure de gérer un jour, que l’on espère proche, les affaires du pays, il lui faut présenter un projet, un programme et il lui faut aussi et surtout mettre à sa tête, lors du prochain Congrès, un vrai Premier Secrétaire, qui aura l’autorité, la force pour le remettre en route et s’opposer victorieusement à la droite.

22 02 2008

EN BREF, EN BREF, EN BREF...

Robert Verdier, qui fut l’adjoint de Daniel Mayer, Secrétaire Général du Parti Socialiste (SFIO) à la Libération, et proche collaborateur d’Alain Savary, Premier Secrétaire du Nouveau Parti Socialiste (1969-1971) évoque, dans ses mémoires, un discours électoral d’un candidat ô combien de droite, Monsieur de Rodez-Bénavent.
Celui-ci développait « …les thèmes que nous entendons encore ressasser : réduire le train de vie de l’Etat, diminuer le nombre des fonctionnaires, alléger les impôts en cessant d’utiliser la fiscalité comme moyen de redistribution des richesses produites par la collectivité … ».
C’était en 1936 !
Il n’y a rien de bien nouveau sous le soleil. MM. Sarkozy, Fillon et consorts n’ont rien inventé.
Les politiciens de droite sont toujours vraiment de droite, au service quasi-exclusif des plus riches…
 
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Le Président Très Religieux, Nicolas Sarközy de Nagy-Bosca -j’allais dire Très Chrétien, mais cela aurait été trop restrictif…- fait une cour éhontée, mais pas toujours très fructueuse, aux Grands Prêtres de toutes les religions.
Le Président (Très Religieux) aimerait bien voir jouer aux différents cultes -et même aux sectes- le rôle qui fut celui de l’Eglise catholique traditionaliste, en son temps (mais cette époque là est-elle vraiment révolue partout ?) : encadrer, discipliner le bon peuple, l’empêcher de relever la tête et le maintenir dans son humble et souvent misérable condition ici-bas en lui promettant mille et une félicités dans un monde meilleur.
Ainsi est-il allé se faire installer Chanoine par Benoît XVI, vanter les mérites de l’Islam chez les grands démocrates d’Arabie Saoudite et récemment, tenter de plaire aux Juifs (le tour des autres étant prévu pour incessamment sous peu…).
Mais comme il n’y a pas, pour lui, de petits profits en politique, il caresse également les mouvements sectaires. Membre du gouvernement, il a reçu Tom Cruise, numéro 2 de l’Eglise de Scientologie, puis, Président de la République, il fait mener par sa directrice de cabinet Emmanuelle Mignon, catholique tendance plutôt intégriste, une offensive contre la Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires (MIVILUDES). Devant les tollés provoqués par ce ballon d’essai, Fillon, de plus en plus pompier de service, tente de calmer le jeu.
Affaire à suivre…
 
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En simplifiant -mais simplifier n’est pas caricaturer- on peut dire que l’UDF, le Parti de Giscard, rassemblait jadis et naguère, sous la houlette de politiciens pas forcément de première fraîcheur, des troupes composées principalement mais pas uniquement de démocrates chrétiens.
Au fil du temps, les bataillons perdirent de leur substance et nombre de « militants » suivirent leurs tropismes naturels : beaucoup se retrouvèrent à droite, à l’UMP voire plus loin, d’autres, souvent des « chrétiens sociaux » plutôt à gauche, notamment au PS.
Puis, lors des élections de 2007, les très maigres troupes qui restaient, se serrèrent frileusement autour de l’illustre Bayrou lequel, courageusement mais surtout pour ne pas provoquer l’éclatement et la disparition de son micro-parti, choisit de ne pas choisir pour le second tour de la présidentielle et des législatives.
Le MoDem, ainsi est son nom, s’il a perdu les légions (!) de l’UDF en a gardé l’ambiguïté : beaucoup de ses membres restent doctrinalement, viscéralement attachés à la droite -peut-être même, pour certains d’entre eux, un petit peu par intérêt…- d’autres se sentiraient bien au sein de la gauche de gouvernement.
Pourquoi les rejeter ?
La seule chose que nous leur demandons, c’est de se situer clairement dans l’opposition, d’accepter notre projet et de ne point récuser les autres composantes de la gauche -la gauche qui gère les communes, les départements, les régions et qui espère prochainement gérer le pays…-.
Quant à l’illustre Bayrou, si quelques socialistes, et non des moindres, ne lui tendaient pas trop la main, sans doute pour se donner une coloration « Blairiste » sans l’avouer franchement, il se pourrait bien qu’il disparaisse corps et biens dans son aventure municipale…
 
 

13 02 2008

EN BREF...

La presse a récemment fait état d’une probable suppression de plusieurs Chambres Régionales des Comptes.
Clermont-Ferrand, Dijon et Limoges seraient les premières villes touchées. Trois villes socialistes !
Ce choix ne doit sans doute pas grand chose au hasard…
 
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La gauche française souhaite bien évidemment qu’un ou une Démocrate s’installe à la Maison Blanche en novembre prochain à la fin de la magnifique et remarquable présidence de G.W. Bush.
Il ne faut cependant pas sous-estimer J. McCain qui a toutes les chances de représenter les Républicains.
Nous souhaitons donc aux Démocrates de choisir le ou la candidat(e) le ou la plus apte à gagner la présidentielle.
Les primaires, où les sympathisants, souvent sans véritable formation ou même réflexion politique, s’expriment dans l’émotion du moment, peuvent conduire à désigner quelqu’un qui n’est pas forcément le plus à même de l’emporter.
Chez nous, la présence d’un grand nombre d’adhérents à 20 euros* au scrutin interne de novembre 2006 a quasiment transformé la désignation en primaire « à la française », avec les résultats que l’on sait…
La désignation d’un ou d’une candidat(e) ne doit pas être uniquement un moment où l’on essaie de se faire plaisir mais aussi et surtout le début d’un processus de reconquête débouchant sur l’élection et se poursuivant par l’exercice du mandat. Pour cela, il est préférable de choisir celui ou celle qui possède les qualités nécessaires, mais cela va sans dire, bien entendu….
 
 

* La plupart de ceux-ci ont d’ailleurs déserté le combat du PS et de la gauche, seuls les vrais nouveaux militants ont confirmé leur adhésion en reprenant leur carte 2007, ce dont nous ne pouvons que nous féliciter.

08 02 2008

Un texte de Bernard POIGNANT

LES NON-DITS DE VERSAILLES
 
-1 Le désordre dans ma famille politique. Le spectacle de dispersion et d’indiscipline étalé par le Parti Socialiste a été désolant. Il faut espérer que la page sera vite tournée mais il ne faut pas croire que des traces ne subsisteront pas.
 
-2 L’hypocrisie latente. Hier, voter non à la révision de la Constitution n’obligeait absolument pas le Président de la République à convoquer un référendum. Il interdisait celui-ci purement et simplement. Car pour ratifier il fallait réviser, que la ratification soit parlementaire ou référendaire. Ce fut fait pour Maastricht en 1992.
 
-3 L’arrière-pensée permanente : ceux qui réclamaient un référendum s’appuyaient sur la démocratie comme si le Parlement n’était pas démocratique. Mais l’espoir était que les Français rejettent le traité et ainsi torpillent définitivement l’Union européenne.
 
-4 L’absence d’attention aux autres peuples : je n’ai entendu personne rappeler que les Espagnols et les Luxembourgeois avaient dit oui par référendum à la Constitution européenne. Ils vont ratifier le nouveau traité par voie parlementaire et cela ne fait pas de problème. Mais il doit y avoir les bons peuples qui disent non et les mauvais qui disent oui !
 
-5 L’absence de responsabilité dans l’examen d’un second non français. Car un second vote négatif, qu’il soit référendaire ou parlementaire, ne peut  pas constituer un veto pour les 26 autres peuples. Ceux-ci ne sont pas à nos ordres. Ce serait une prétention insupportable pour eux. Avec un second non, la France devrait accepter de s’éloigner de l’Europe et laisser les autres poursuivre sans nous.
 
Chacun doit avoir suffisamment d'imagination pour envisager la suite.
 
le 05/02/08
Bernard Poignant
Député au Parlement Européen
http://www.europinion.org

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