Robert Verdier, qui fut l’adjoint de Daniel Mayer, Secrétaire Général du Parti Socialiste (SFIO) à la Libération, et proche collaborateur d’Alain Savary, Premier Secrétaire du Nouveau Parti Socialiste (1969-1971) évoque, dans ses mémoires, un discours électoral d’un candidat ô combien de droite, Monsieur de Rodez-Bénavent.
Celui-ci développait « …les thèmes que nous entendons encore ressasser : réduire le train de vie de l’Etat, diminuer le nombre des fonctionnaires, alléger les impôts en cessant d’utiliser la fiscalité comme moyen de redistribution des richesses produites par la collectivité … ».
C’était en 1936 !
Il n’y a rien de bien nouveau sous le soleil. MM. Sarkozy, Fillon et consorts n’ont rien inventé.
Les politiciens de droite sont toujours vraiment de droite, au service quasi-exclusif des plus riches…
 
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Le Président Très Religieux, Nicolas Sarközy de Nagy-Bosca -j’allais dire Très Chrétien, mais cela aurait été trop restrictif…- fait une cour éhontée, mais pas toujours très fructueuse, aux Grands Prêtres de toutes les religions.
Le Président (Très Religieux) aimerait bien voir jouer aux différents cultes -et même aux sectes- le rôle qui fut celui de l’Eglise catholique traditionaliste, en son temps (mais cette époque là est-elle vraiment révolue partout ?) : encadrer, discipliner le bon peuple, l’empêcher de relever la tête et le maintenir dans son humble et souvent misérable condition ici-bas en lui promettant mille et une félicités dans un monde meilleur.
Ainsi est-il allé se faire installer Chanoine par Benoît XVI, vanter les mérites de l’Islam chez les grands démocrates d’Arabie Saoudite et récemment, tenter de plaire aux Juifs (le tour des autres étant prévu pour incessamment sous peu…).
Mais comme il n’y a pas, pour lui, de petits profits en politique, il caresse également les mouvements sectaires. Membre du gouvernement, il a reçu Tom Cruise, numéro 2 de l’Eglise de Scientologie, puis, Président de la République, il fait mener par sa directrice de cabinet Emmanuelle Mignon, catholique tendance plutôt intégriste, une offensive contre la Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires (MIVILUDES). Devant les tollés provoqués par ce ballon d’essai, Fillon, de plus en plus pompier de service, tente de calmer le jeu.
Affaire à suivre…
 
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En simplifiant -mais simplifier n’est pas caricaturer- on peut dire que l’UDF, le Parti de Giscard, rassemblait jadis et naguère, sous la houlette de politiciens pas forcément de première fraîcheur, des troupes composées principalement mais pas uniquement de démocrates chrétiens.
Au fil du temps, les bataillons perdirent de leur substance et nombre de « militants » suivirent leurs tropismes naturels : beaucoup se retrouvèrent à droite, à l’UMP voire plus loin, d’autres, souvent des « chrétiens sociaux » plutôt à gauche, notamment au PS.
Puis, lors des élections de 2007, les très maigres troupes qui restaient, se serrèrent frileusement autour de l’illustre Bayrou lequel, courageusement mais surtout pour ne pas provoquer l’éclatement et la disparition de son micro-parti, choisit de ne pas choisir pour le second tour de la présidentielle et des législatives.
Le MoDem, ainsi est son nom, s’il a perdu les légions (!) de l’UDF en a gardé l’ambiguïté : beaucoup de ses membres restent doctrinalement, viscéralement attachés à la droite -peut-être même, pour certains d’entre eux, un petit peu par intérêt…- d’autres se sentiraient bien au sein de la gauche de gouvernement.
Pourquoi les rejeter ?
La seule chose que nous leur demandons, c’est de se situer clairement dans l’opposition, d’accepter notre projet et de ne point récuser les autres composantes de la gauche -la gauche qui gère les communes, les départements, les régions et qui espère prochainement gérer le pays…-.
Quant à l’illustre Bayrou, si quelques socialistes, et non des moindres, ne lui tendaient pas trop la main, sans doute pour se donner une coloration « Blairiste » sans l’avouer franchement, il se pourrait bien qu’il disparaisse corps et biens dans son aventure municipale…