Ralph Nader, écologiste, de gauche -à la gauche de la gauche (américaine…)-, est une fois de plus candidat à l’élection présidentielle aux Etats Unis.
Ce sera sa 4ème tentative.
En 2004, il est la cause de l’échec du démocrate Al Gore, en ôtant à celui-ci les quelques voix qui lui ont manquées pour battre George W. Bush.
Cette année, il porte principalement ses coups contre Barack Obama qui a -aujourd’hui…- des chances d’être le candidat démocrate.
Les « plus à gauche que moi tu meurs », dont l’action conduit la plupart du temps à faire gagner la droite -peut être d’ailleurs est-ce là leur objectif premier -, nous, on connaît !
En France, en 2002, Chevènement et Taubira ont joué à ce petit jeu. Il est vrai que si à l’époque, on avait offert à leurs mini-partis, pour les législatives, ce qui leur a été donné en 2007, vraisemblablement Lionel Jospin aurait été soutenu, dès le premier tour, par l’un d’entre eux, sinon par les deux.
Et aujourd’hui, nous n’en serions pas là où nous en sommes…
 
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Le Président Nicolas Sarközy de Nagy-Bosca traite publiquement un visiteur du Salon de l’agriculture de « pauvre con » ; Madame de Panafieu qualifie Bertrand Delanoë de « toquard ». Cela les fait tous les deux encore plus dégringoler dans les sondages et ce n’est que justice ! Mais Sarközy de Nagy-Bosca lui, s’en fiche un peu : il est Président -sans doute- jusqu’en 2012 ; la Dame, elle, paye cash les conséquences de son écart de langage : Bertrand Delanoë en est conforté, et cela, c’est bien pour Paris.
Cependant, dans le même temps, le Premier Ministre, François Fillon bénéficie de 57 % d’opinions favorables, ce qui signifie que la droite et son gouvernement ne sont pas dans l’état où on souhaiterait les voir - et qu’ils méritent, oh combien !
Sans doute, et c’est réconfortant, les Socialistes et la Gauche sortiront grands vainqueurs des municipales et des cantonales. Toutefois, si le PS veut vraiment regagner la confiance d’une majorité de Français pour être en mesure de gérer un jour, que l’on espère proche, les affaires du pays, il lui faut présenter un projet, un programme et il lui faut aussi et surtout mettre à sa tête, lors du prochain Congrès, un vrai Premier Secrétaire, qui aura l’autorité, la force pour le remettre en route et s’opposer victorieusement à la droite.