12 03 2008
EN BREF, EN BREF, EN BREF...
Par Jean-Pierre Demerliat, à 16:26 | General | #54 |
Le MoDem, dont l’illustre Bayrou –vous vous souvenez, c’est cet ancien ministre de l’éducation nationale qui, en 1993, a bataillé contre les laïcs et les républicains pour aggraver la loi Falloux- est le gourou, rassemble toutes les herbes de la Saint Jean.
Pêle-mêle, s’y côtoient, s’y entrecroisent, s’y mélangent -sans s’y amalgamer- des chrétiens de gauche, des anciens verts, des « droite-droite » et beaucoup d’autres politiciens indispensables (à eux-mêmes…) dont il est sans intérêt de tenter d’établir la liste exhaustive.
Ces élections municipales sont peut-être, pour nous, l’occasion de séparer le bon grain -de gauche- de l’ivraie -d’ailleurs-. Les négociations, commune par commune, ont permis d’effectuer un tout premier tri.
Par contre, si le PS avait passé un accord global avec le -pas encore, et espérons le, jamais-, maire de Pau, il n’y aurait pas eu de coup d’envoi à l’amorce d’un début de clarification.
Nous, Socialistes, nous aurions risqué être contaminés par la conduite ambiguë, équivoque, souvent obscure, par la duplicité de l’autre. Mais après tout, c’était peut-être là le but recherché par certains (ou certaine…).
Pour certains (ou certaine…) peu importent la fidélité à notre histoire, notre projet, notre programme ; ce qui compte c’est d’être élu(e), élu(e), élu(e) !
C’est cette philosophie (… !) politique qui a assuré au Mexique la longue survie du Parti Révolutionnaire Institutionnel. Mais cela l’a aussi déconsidéré aux yeux de beaucoup et l’a conduit à la déroute que l’on sait dans une confusion totale.
Si c’est cela que veulent certains (ou certaine…), il faut le dire et l’assumer.
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Il fallait s’y attendre.
Après le « chacun fait ce qu’il veut » de la belle période « constitution européenne », les candidatures sauvages aux municipales, on voit maintenant beaucoup de socialistes violer la discipline républicaine.
C’est pourtant la règle intangible de la gauche de gouvernement au deuxième tour des élections, règle, qui, même dans les pires moments, a permis de faire en sorte qu’il existe toujours une gauche.
Si nous tolérons cela, à quoi bon s’échiner à faire exister encore un vrai PS ?