Fin de vie : remettre en chantier la loi Leonetti
 
Le groupe de travail sur la fin de vie, constituée autour des sénateurs socialistes Jean-Pierre GODEFROY et Jean-Pierre MICHEL lors de l’examen de la proposition de loi sur les droits des malades et la fin de vie en 2005, a décidé de se saisir de nouveau du sujet.
Il rappelle que ses travaux avaient abouti à un certain nombre de dispositions visant à améliorer la proposition de loi Leonetti parmi lesquelles l’évaluation de l’application de la loi et sa révision au bout de trois ans, la codécision entre le malade et l’équipe médicale, le développement des soins palliatifs à domicile, mais encore de répondre à ses insuffisances par l’instauration notamment d’une aide médicalisée pour mourir. Il s’agissait de ne pas se contenter du « laisser mourir » face à certaines détresses, mais de permettre à la compassion et à la sollicitude de s’exprimer au travers d’un geste humaniste : la délivrance de la souffrance.
Les sénateurs socialistes rappellent qu’ils avaient à l’époque soulevé en vain les problèmes rencontrés aujourd’hui, liés à la mauvaise application de la loi Leonetti et à son inadaptation à certains cas.
Ils déplorent tout particulièrement que la volonté du gouvernement d’alors d’imposer coûte que coûte au Sénat en 2005 un vote conforme du texte issu de l’Assemblée nationale avait empêché la discussion de tout amendement et avait conduit trois groupes parlementaires à ne pas prendre part au vote en signe de protestation.  
Le groupe de travail des sénateurs socialistes annonce le dépôt prochain d’une proposition de loi mieux adaptée à la réalité des situations rencontrées.