28 08 2008
BILLET D'HUMEUR
Par Jean-Pierre Demerliat, à 13:59 | General | #91 |
La vie (politique) continue...
Les qualités indispensables pour être élu ne sont pas les mêmes que celles qui sont utiles pour exercer un mandat, et l’on peut très bien posséder les premières sans être pourvu des secondes. C’est apparemment le cas de Monsieur Sarközy de Nagy-Bocsa qui, s’il a été élu confortablement en 2007 -pas uniquement d’ailleurs grâce à ses dons, réels, de bonimenteur- est aujourd’hui à la peine pour mettre en œuvre ses promesses de campagne, s’il en a jamais eu un jour l’intention…
Il lui faut donc détourner l’attention des Français de ce qui les intéresse en premier lieu : leur niveau de vie, et tenter en même temps de réduire l’influence de la gauche et surtout de sa principale composante, le Parti Socialiste.
Les télés et la « grande » presse quotidienne et hebdomadaire, dont on sait de qui elles dépendent financièrement et politiquement, sont à la manœuvre, de concert avec les spadassins de l’Elysée.
Il s’agit tout d’abord de gonfler l’importance des -encore- marginaux de la gauche radicale et de magnifier le ménage à trois du petit facteur, du pseudo-paysan et du plus-vert-que-moi-tu meurs ; en somme le mariage de la carpe, du lapin et du braconnier…
Tout ce qui poussera dans leurs bras les déçus, les désespérés, les aigris est pain bénit !
Autre tactique qui pourrait également être efficace : tenter d’intoxiquer les militants socialistes, qui, pour beaucoup d’entre eux, ont les mêmes sources d’information que l’ensemble des Français.
Chacun sait, depuis François Mitterrand, que le PS ne devient vraiment fort que lorsqu’il se dote, dans le même moment, d’une stratégie, d’un projet et surtout d’un leader reconnu et accepté par tous.
C’est là que la manœuvre devient subtile : les médias, -aux ordres, il n’est pas inutile de le répéter-, s’efforcent de nous persuader qu’il faut à la tête du PS un second, voire un troisième couteau, et surtout pas un présidentiable.
Mélanger, ou faire semblant de mélanger, le congrès et la présidentielle est de bonne guerre chez nos adversaires, mais serait un erreur tragique pour les socialistes.
Les quelques responsables qui ont, pour l’instant, une stature de présidentiable, devraient comprendre qu’ils risquent de se déconsidérer s’ils persistent à vouloir installer un simple porte parole à la tête du PS.
Quant à ceux de nos camarades à qui une récente notoriété (à un seul chiffre…) semble être montée à la tête, ils devraient se souvenir de certains de leurs congénères, trop vite placés devant les projecteurs, dont plus personne ne parle aujourd’hui, sauf pour se gausser…
Une stratégie : l’union de toute la gauche et des écologistes ; un projet : les militants sont en train de l’élaborer ; un responsable de premier plan que nous allons élire à l’automne… Voilà la formule gagnante, qui a fait ses preuves naguère.
Les socialistes, quels qu’ils soient, n’ont pas le droit de laisser passer cette chance unique de revenir au pouvoir, non pas pour eux, mais pour la France et pour les Français !
Les qualités indispensables pour être élu ne sont pas les mêmes que celles qui sont utiles pour exercer un mandat, et l’on peut très bien posséder les premières sans être pourvu des secondes. C’est apparemment le cas de Monsieur Sarközy de Nagy-Bocsa qui, s’il a été élu confortablement en 2007 -pas uniquement d’ailleurs grâce à ses dons, réels, de bonimenteur- est aujourd’hui à la peine pour mettre en œuvre ses promesses de campagne, s’il en a jamais eu un jour l’intention…
Il lui faut donc détourner l’attention des Français de ce qui les intéresse en premier lieu : leur niveau de vie, et tenter en même temps de réduire l’influence de la gauche et surtout de sa principale composante, le Parti Socialiste.
Les télés et la « grande » presse quotidienne et hebdomadaire, dont on sait de qui elles dépendent financièrement et politiquement, sont à la manœuvre, de concert avec les spadassins de l’Elysée.
Il s’agit tout d’abord de gonfler l’importance des -encore- marginaux de la gauche radicale et de magnifier le ménage à trois du petit facteur, du pseudo-paysan et du plus-vert-que-moi-tu meurs ; en somme le mariage de la carpe, du lapin et du braconnier…
Tout ce qui poussera dans leurs bras les déçus, les désespérés, les aigris est pain bénit !
Autre tactique qui pourrait également être efficace : tenter d’intoxiquer les militants socialistes, qui, pour beaucoup d’entre eux, ont les mêmes sources d’information que l’ensemble des Français.
Chacun sait, depuis François Mitterrand, que le PS ne devient vraiment fort que lorsqu’il se dote, dans le même moment, d’une stratégie, d’un projet et surtout d’un leader reconnu et accepté par tous.
C’est là que la manœuvre devient subtile : les médias, -aux ordres, il n’est pas inutile de le répéter-, s’efforcent de nous persuader qu’il faut à la tête du PS un second, voire un troisième couteau, et surtout pas un présidentiable.
Mélanger, ou faire semblant de mélanger, le congrès et la présidentielle est de bonne guerre chez nos adversaires, mais serait un erreur tragique pour les socialistes.
Les quelques responsables qui ont, pour l’instant, une stature de présidentiable, devraient comprendre qu’ils risquent de se déconsidérer s’ils persistent à vouloir installer un simple porte parole à la tête du PS.
Quant à ceux de nos camarades à qui une récente notoriété (à un seul chiffre…) semble être montée à la tête, ils devraient se souvenir de certains de leurs congénères, trop vite placés devant les projecteurs, dont plus personne ne parle aujourd’hui, sauf pour se gausser…
Une stratégie : l’union de toute la gauche et des écologistes ; un projet : les militants sont en train de l’élaborer ; un responsable de premier plan que nous allons élire à l’automne… Voilà la formule gagnante, qui a fait ses preuves naguère.
Les socialistes, quels qu’ils soient, n’ont pas le droit de laisser passer cette chance unique de revenir au pouvoir, non pas pour eux, mais pour la France et pour les Français !