Six motions seront donc discutées par les militants qui les départageront par un vote personnel et secret, c’est notre règle. Seules trois d’entre elles se disputent vraiment la première place, même si on peut avoir une idée de l’ordre d’arrivée, tant il est vrai que le texte qui semble avoir les faveurs du plus grand nombre est celui qui répond le mieux aux vœux des Socialistes.
En effet, nos camarades savent bien que l’objet du Congrès n’est pas de faire se battre les Socialistes entre eux, ni de cogner sur les camarades, mais bien de nous rassembler pour qu’ensemble nous soyons, le plus rapidement possible, en mesure de combattre victorieusement la droite. Il ne s’agit pas aujourd’hui de désigner un candidat à la présidentielle, mais de préparer toutes nos chances pour gagner, tous ensemble, en 2012. Nos camarades savent aussi qu’il ne faut pas confondre débats d’idées et combat pour la première place : c’est ce qui nous différencie d’autres partis, notamment de l’UMP ; nous, nous sommes des démocrates, et chez nous, le pouvoir appartient aux militants.

Cette motion fait apparaître, elle, les vrais clivages entre les différentes orientations possibles :
- le fonctionnement du Parti : la liberté de discussion est totale jusqu’à ce que la décision soit prise, de manière démocratique et cette décision majoritaire doit être respectée et appliquée par tous ;
- les militants : nos camarades veulent conserver un Parti de militants totalement investis dans la lutte politique et refusent l’émergence d’un mouvement de supporters qui, moyennant un droit d’entrée symbolique, seraient appelés à désigner, pourquoi pas à l’applaudimètre, leur leader et leur candidat(e) ;
- les alliances : les Socialistes n’ont pas vocation à s’allier avec ceux qui veulent dégager Sarkozy pour prendre sa place et faire à peu près la même politique que lui ; les Socialistes veulent battre Sarkozy et tous ses amis aux prochaines échéances afin de pouvoir mettre en œuvre leur politique, une politique de gauche, la politique de la gauche et de ceux qui souhaitent nous rejoindre ;
- le leadership : enfin, tous nos camarades exigent que le Parti soit vraiment dirigé ; en un mot, ils éliront un chef capable de s’opposer et d’en imposer à tous nos adversaires.

Cela, c’est le vœu de la plupart des Socialistes et ils se retrouvent majoritairement sur la motion présentée par Bertrand DELANOE, François HOLLANDE, Pierre MOSCOVICI et beaucoup d’autres.