Jean Pierre Chevènement, qui fut, à la fin des années 60, avec Didier Motchane et l’illustre Sarre, -et avec l’aide de Guy Mollet, qui voulait contrecarrer grâce à eux l’influence grandissante de Pierre Mauroy-, le fondateur du CERES, de célèbre mémoire, est devenu sénateur du Territoire de Belfort, à l’occasion du dernier renouvellement.

Chevènement restera à jamais fameux, pour avoir, sciemment, ainsi que Taubira, -celle-ci peut-être dans une mesure moindre-, empêché Lionel Jospin d’accéder au second tour de la présidentielle de 2002, avec les conséquences que l’on sait et dont on pâtit encore aujourd’hui.

Rappelons-nous que Chevènement fut aussi le trop méconnu rédacteur du projet des Socialistes du début des années 70. Souvenez-vous, c’est là que l’on préconisait, -Brejnev régnant en Union Soviétique-, l’appropriation collective des moyens de production et d’échange, alliée à la planification, -démocratique-, cela va sans dire…
Pourquoi riez-vous ?

Chevènement, puisque Chevènement il y a, Chevènement donc n’est pas le premier des grands hommes de sa puissante organisation, le MDC, fondée par lui et ses amis lors de leur fuite hors du PS, à intégrer le Sénat. La Haute Assemblée a déjà notamment abrité Paul Loridant et Jean Yves Autexier ; ceux-ci, pour qui le PS était devenu et demeure l’ennemi principal, s’étaient apparentés, eux, au groupe Communiste. (Ils n’y sont plus, n’ayant pas retrouvé les faveurs de l’électorat lors de leurs tentatives de renouvellement de leurs mandats).

Chevènement, lui, a intégré, sans l’ombre d’une hésitation, le … RDSE, groupe qui abrite en son sein les Radicaux de gauche et de droite et d’autres éminences et qui héberge également des sénateurs qui auraient éprouvé quelques difficultés à se faire adopter ailleurs.
Notre « ami » Chevènement, dont François Mitterrand a dit un jour qu’il souhaitait fabriquer un faux Parti Communiste avec de vrais petits bourgeois, a donc le plaisir et l’avantage de côtoyer, dans sa nouvelle famille d’accueil, entre autres, Monsieur le Duc Aymeri de Montesquiou-Fézensac, féal de Sarkozy, sénateur du Gers, qui, tout sympathique qu’il soit, n’est pas, mais absolument pas, un gauchiste patenté…

Les nostalgiques de feu le CERES vont bien sûr en éclater d’orgueil et de vanité !!!