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.de Jean-Pierre DEMERLIAT

de Jean-Pierre DEMERLIAT

24 12 2008

Vœux de Jean-Pierre DEMERLIAT

Au seuil de la nouvelle année, je tiens à présenter à chacune et à chacun d’entre vous mes vœux les plus sincères de santé et de bonheur.

En cette période de fêtes, mes pensées vont d’abord vers celles et ceux qui souffrent de la maladie, de la solitude, du froid et qui manquent de l’essentiel.

Pour beaucoup d’entre nous l’année qui s’achève laissera un goût amer. Les crises économique et financière sont venues rappeler à quel point notre société était fragile. Alors que la droite s’entête dans une politique économique qui privilégie les plus riches et laisse chaque jour de plus en plus de monde sur le bord du chemin, la gauche, et plus particulièrement le parti socialiste, ont le devoir de montrer qu’une autre politique est possible : une politique basée sur plus de solidarité, de fraternité, de justice sociale…

A toutes et à tous, je souhaite une bonne et heureuse année 2009.

03 12 2008

Laurent Lafaye, Premier Secrétaire

La Fédération Socialiste de la Haute Vienne vient de se doter, en la personne de Laurent Lafaye, d’un nouveau -et unique…- Premier Secrétaire.
Il était important, de l’avis général, de confier les rênes à quelqu’un de jeune, point trop impliqué dans les actions du passé ; il fallait un sang neuf, voilà qui est fait.
D’autres, jeunes responsables et élus, auraient pu prétendre à cette fonction ; la concurrence était peut-être souhaitée par certains, mais celles et ceux dont le profil correspondait aussi à cette tâche ont préféré donner la priorité au travail collectif, à l’intérêt général sur l’ambition personnelle ; ils ont fait preuve là d’une sagesse trop rare pour ne pas être saluée.

« On » aurait très certainement dû accepter, sinon proposer, cette solution au lendemain de ma démission, il y a un an et demi et sur laquelle je reviendrai un jour. Cela aurait évité les inconvénients liés à l’exercice des responsabilités par un Premier Secrétariat collégial de six membres, désigné non pas par l’ensemble des militants, comme le veulent nos règles, mais par le Conseil Fédéral, qui fut plus ou moins coopté, -plutôt plus que moins-, au lendemain du congrès du Mans, par ceux-là mêmes qu’il a intronisés. On a vu mieux en matière de démocratie…
Une direction collégiale, au moins depuis le Consulat, où Bonaparte était un peu plus égal que les autres, chacun sait que ça ne marche pas très bien, et pas très longtemps, du moins sous sa forme première. Les choses et les gens étant ce qu’ils sont, les situations difficiles, celles qui nécessitent des décisions courageuses et pas forcément très populaires ne trouvent pas beaucoup de volontaires pour les gérer. Cela explique sans doute -comment dire poliment les choses ?- les « insuccès » en certains endroits au printemps dernier.

Aujourd’hui, fort de son beau succès chez les militants, face à deux concurrents, Laurent tient le gouvernail de notre Fédération, une des premières de France. Son intelligence, son goût pour l’effort et son âge lui donnent un avantage certain ; il sait qu’il ne dispose pas d’un chèque en blanc, mais, avec l’aide de toutes et de tous, il doit réussir.

02 12 2008

Mélenchon, grand leader !

Jean-Luc Mélenchon vient de quitter le Parti Socialiste pour devenir le patron d’une nouvelle organisation.

Les médias, qui n’aiment rien tant que ce qui est nouveau (nouveau ?!), déroulent le tapis rouge sous les pieds du nouveau Grand Leader. Ils le font avec d’autant plus d’entrain que, pour la grande majorité d’entre eux, tout ce qui est susceptible d’affaiblir le PS et la gauche de gouvernement est pain bénit ; on l’a d’ailleurs vérifié ces dernières semaines, et, à mon sens, ce n’est pas prêt de s’arrêter – il n’est que de voir qui possède et qui a de l’influence dans lesdits médias…

Il était temps pour lui de se trouver une nouvelle tribune, d’investir un nouvel espace médiatico-politique et de tenter de se faire de nouveaux alliés.
Il faut dire que le nouveau grand chef du nouveau grand parti n’avait plus beaucoup d’oxygène au sein du PS : ultra-minoritaire chez ses anciens camarades, tant au plan national que dans sa propre fédération, sa bougie n’était pas loin de s’éteindre ; et ce qui a joué sans doute un tout petit rôle aussi, c’est que ses chances de se faire réélire en tant que Socialiste au Sénat étaient voisines de zéro.

L’homme n’a pas que des défauts. C’est un bon orateur, même si chez lui, la forme est supérieure au fond. En politique comme dans d’autres domaines, face à une situation qui ne convient pas, on doit faire l’inventaire ce qui ne va pas, dire comment les choses devraient être, et indiquer les voies et surtout les moyens dont la mise en œuvre est possible, réalisable, pour parvenir à ce que l’on souhaite.
Jean Luc Mélenchon excelle dans les deux premières phases, (vous et moi aussi, car, avouons-le, notre orgueil dut-il en souffrir, ce ne sont pas les plus difficiles à appréhender !). En ce qui concerne la troisième, les voies et les moyens, c’est autrement plus ardu !
Peu importe ! L’essentiel est de faire rêver, et il faut avouer que notre homme n’y est pas mauvais, surtout auprès de ceux qui ne demandent que cela. L’important, pour lui, comme pour certains hommes politiques, est de continuer à exister, sans être très regardant sur les moyens !

Il va donc tenter d’agglomérer son « Parti de gauche » aux autres groupuscules adeptes du « faut qu’on, y’a qu’à » et surtout essayer de devenir une des lumières de cette nébuleuse pour sa plus grande gloire et surtout son plus grand profit.
Certains, qui le connaissent mieux que moi, prétendent qu’il se verrait mieux en pourfendeur de l’Europe du grand capital, depuis Bruxelles et Strasbourg bien entendu, qu’en Che Guevarra des banlieues. Gageons que ses nouveaux amis brûlent de se serrer un peu pour lui faire une place à sa mesure…
Qui vivra, verra, comme disait ma grand-mère.

PS : Je n’ai rien dit de son co-équipier d’élite, l’illustre Marc Dolez, pour la bonne et simple raison qu’il n’y a rien à en dire.

01 12 2008

Mais qu’a donc voulu dire Robert Badinter ?

Nous avons tous beaucoup d’estime, de respect et d’admiration pour Robert Badinter.

Son combat contre la peine de mort, comme avocat dans de nombreux procès d’assises, comme polémiste et enfin comme ministre de la Justice a forcé l’estime de tous, y compris de ses adversaires politiques. Les abolitionnistes lui seront éternellement reconnaissants d’avoir mis la guillotine au rancart, et ce, contre l’opinion d’une majorité de nos concitoyens. Il est de ces hommes politiques, trop rares, qui mènent les combats qu’ils croient justes, les combats pour la justice, sans se soucier de l’air du temps.

C’est aussi un remarquable pédagogue, qui sait expliquer avec des mots simples, un raisonnement sans faille, les situations les plus complexes et à première vue incompréhensibles pour le commun des mortels.

C’est pourquoi beaucoup de ses amis ont été étonnés qu’il ait proposé, lui, le grand juriste, lui, l’avocat rigoureux, lui, l’ancien Président du Conseil constitutionnel, de faire revoter, pour l’élection du Premier Secrétaire du PS, là, et là seulement où les résultats apparaissaient comme entachés d’un doute. En effet, lorsque, pour des élections politiques, les résultats sont déclarés non conformes, par les instances compétentes, aux règles établies, il y a annulation de l’élection. L’on revote alors dans l’ensemble de la circonscription et non pas uniquement dans les bureaux où il y a doute, erreur ou fraude.

Nous sommes donc nombreux à ne pas très bien comprendre le sens de la proposition qu’il a faite au lendemain du second tour, très certainement parce que les médias n’ont pas rapporté l’intégralité de sa démonstration.


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