02 12 2008
Mélenchon, grand leader !
Par Jean-Pierre Demerliat, à 09:13 | General | #114 |
Jean-Luc Mélenchon vient de quitter le Parti Socialiste pour devenir le patron d’une nouvelle organisation.
Les médias, qui n’aiment rien tant que ce qui est nouveau (nouveau ?!), déroulent le tapis rouge sous les pieds du nouveau Grand Leader. Ils le font avec d’autant plus d’entrain que, pour la grande majorité d’entre eux, tout ce qui est susceptible d’affaiblir le PS et la gauche de gouvernement est pain bénit ; on l’a d’ailleurs vérifié ces dernières semaines, et, à mon sens, ce n’est pas prêt de s’arrêter – il n’est que de voir qui possède et qui a de l’influence dans lesdits médias…
Il était temps pour lui de se trouver une nouvelle tribune, d’investir un nouvel espace médiatico-politique et de tenter de se faire de nouveaux alliés.
Il faut dire que le nouveau grand chef du nouveau grand parti n’avait plus beaucoup d’oxygène au sein du PS : ultra-minoritaire chez ses anciens camarades, tant au plan national que dans sa propre fédération, sa bougie n’était pas loin de s’éteindre ; et ce qui a joué sans doute un tout petit rôle aussi, c’est que ses chances de se faire réélire en tant que Socialiste au Sénat étaient voisines de zéro.
L’homme n’a pas que des défauts. C’est un bon orateur, même si chez lui, la forme est supérieure au fond. En politique comme dans d’autres domaines, face à une situation qui ne convient pas, on doit faire l’inventaire ce qui ne va pas, dire comment les choses devraient être, et indiquer les voies et surtout les moyens dont la mise en œuvre est possible, réalisable, pour parvenir à ce que l’on souhaite.
Jean Luc Mélenchon excelle dans les deux premières phases, (vous et moi aussi, car, avouons-le, notre orgueil dut-il en souffrir, ce ne sont pas les plus difficiles à appréhender !). En ce qui concerne la troisième, les voies et les moyens, c’est autrement plus ardu !
Peu importe ! L’essentiel est de faire rêver, et il faut avouer que notre homme n’y est pas mauvais, surtout auprès de ceux qui ne demandent que cela. L’important, pour lui, comme pour certains hommes politiques, est de continuer à exister, sans être très regardant sur les moyens !
Il va donc tenter d’agglomérer son « Parti de gauche » aux autres groupuscules adeptes du « faut qu’on, y’a qu’à » et surtout essayer de devenir une des lumières de cette nébuleuse pour sa plus grande gloire et surtout son plus grand profit.
Certains, qui le connaissent mieux que moi, prétendent qu’il se verrait mieux en pourfendeur de l’Europe du grand capital, depuis Bruxelles et Strasbourg bien entendu, qu’en Che Guevarra des banlieues. Gageons que ses nouveaux amis brûlent de se serrer un peu pour lui faire une place à sa mesure…
Qui vivra, verra, comme disait ma grand-mère.
PS : Je n’ai rien dit de son co-équipier d’élite, l’illustre Marc Dolez, pour la bonne et simple raison qu’il n’y a rien à en dire.
Les médias, qui n’aiment rien tant que ce qui est nouveau (nouveau ?!), déroulent le tapis rouge sous les pieds du nouveau Grand Leader. Ils le font avec d’autant plus d’entrain que, pour la grande majorité d’entre eux, tout ce qui est susceptible d’affaiblir le PS et la gauche de gouvernement est pain bénit ; on l’a d’ailleurs vérifié ces dernières semaines, et, à mon sens, ce n’est pas prêt de s’arrêter – il n’est que de voir qui possède et qui a de l’influence dans lesdits médias…
Il était temps pour lui de se trouver une nouvelle tribune, d’investir un nouvel espace médiatico-politique et de tenter de se faire de nouveaux alliés.
Il faut dire que le nouveau grand chef du nouveau grand parti n’avait plus beaucoup d’oxygène au sein du PS : ultra-minoritaire chez ses anciens camarades, tant au plan national que dans sa propre fédération, sa bougie n’était pas loin de s’éteindre ; et ce qui a joué sans doute un tout petit rôle aussi, c’est que ses chances de se faire réélire en tant que Socialiste au Sénat étaient voisines de zéro.
L’homme n’a pas que des défauts. C’est un bon orateur, même si chez lui, la forme est supérieure au fond. En politique comme dans d’autres domaines, face à une situation qui ne convient pas, on doit faire l’inventaire ce qui ne va pas, dire comment les choses devraient être, et indiquer les voies et surtout les moyens dont la mise en œuvre est possible, réalisable, pour parvenir à ce que l’on souhaite.
Jean Luc Mélenchon excelle dans les deux premières phases, (vous et moi aussi, car, avouons-le, notre orgueil dut-il en souffrir, ce ne sont pas les plus difficiles à appréhender !). En ce qui concerne la troisième, les voies et les moyens, c’est autrement plus ardu !
Peu importe ! L’essentiel est de faire rêver, et il faut avouer que notre homme n’y est pas mauvais, surtout auprès de ceux qui ne demandent que cela. L’important, pour lui, comme pour certains hommes politiques, est de continuer à exister, sans être très regardant sur les moyens !
Il va donc tenter d’agglomérer son « Parti de gauche » aux autres groupuscules adeptes du « faut qu’on, y’a qu’à » et surtout essayer de devenir une des lumières de cette nébuleuse pour sa plus grande gloire et surtout son plus grand profit.
Certains, qui le connaissent mieux que moi, prétendent qu’il se verrait mieux en pourfendeur de l’Europe du grand capital, depuis Bruxelles et Strasbourg bien entendu, qu’en Che Guevarra des banlieues. Gageons que ses nouveaux amis brûlent de se serrer un peu pour lui faire une place à sa mesure…
Qui vivra, verra, comme disait ma grand-mère.
PS : Je n’ai rien dit de son co-équipier d’élite, l’illustre Marc Dolez, pour la bonne et simple raison qu’il n’y a rien à en dire.