La Fédération Socialiste de la Haute Vienne vient de se doter, en la personne de Laurent Lafaye, d’un nouveau -et unique…- Premier Secrétaire.
Il était important, de l’avis général, de confier les rênes à quelqu’un de jeune, point trop impliqué dans les actions du passé ; il fallait un sang neuf, voilà qui est fait.
D’autres, jeunes responsables et élus, auraient pu prétendre à cette fonction ; la concurrence était peut-être souhaitée par certains, mais celles et ceux dont le profil correspondait aussi à cette tâche ont préféré donner la priorité au travail collectif, à l’intérêt général sur l’ambition personnelle ; ils ont fait preuve là d’une sagesse trop rare pour ne pas être saluée.

« On » aurait très certainement dû accepter, sinon proposer, cette solution au lendemain de ma démission, il y a un an et demi et sur laquelle je reviendrai un jour. Cela aurait évité les inconvénients liés à l’exercice des responsabilités par un Premier Secrétariat collégial de six membres, désigné non pas par l’ensemble des militants, comme le veulent nos règles, mais par le Conseil Fédéral, qui fut plus ou moins coopté, -plutôt plus que moins-, au lendemain du congrès du Mans, par ceux-là mêmes qu’il a intronisés. On a vu mieux en matière de démocratie…
Une direction collégiale, au moins depuis le Consulat, où Bonaparte était un peu plus égal que les autres, chacun sait que ça ne marche pas très bien, et pas très longtemps, du moins sous sa forme première. Les choses et les gens étant ce qu’ils sont, les situations difficiles, celles qui nécessitent des décisions courageuses et pas forcément très populaires ne trouvent pas beaucoup de volontaires pour les gérer. Cela explique sans doute -comment dire poliment les choses ?- les « insuccès » en certains endroits au printemps dernier.

Aujourd’hui, fort de son beau succès chez les militants, face à deux concurrents, Laurent tient le gouvernail de notre Fédération, une des premières de France. Son intelligence, son goût pour l’effort et son âge lui donnent un avantage certain ; il sait qu’il ne dispose pas d’un chèque en blanc, mais, avec l’aide de toutes et de tous, il doit réussir.