30 03 2009
A propos de parachutage…
Par Jean-Pierre Demerliat, à 10:37
Le Populaire du Centre, dans son édition de samedi, m’a fait l’honneur – rare –, de citer un de mes souvenirs, publié ici-même, il y a peu. Je me dois, mais peut-être était-ce le jeu, d’apporter quelques précisions.
En 1973, non seulement Georges Sarre avait été parachuté, pour les législatives, sans véritable concertation avec les Socialistes limousins mais il avait aussi, d’entrée, fait part de son intérêt à court terme pour la mairie de Limoges, ce qui n’eut pas forcément l’heur de plaire à Louis Longequeue… Celui-ci, selon un commentateur de l’époque, s’il était « un Socialiste modéré, n’était pas modérément socialiste ». Il respectait trop son Parti, lui, pour combattre l’un de ses candidats. Il n’avait donc pas « savonné la planche » à Sarre, même s’il ne lui avait pas apporté un soutien excessif, que le candidat n’avait d’ailleurs pas demandé, souhaitant ne devoir sa future et indubitable victoire qu’à lui-même et à ses thuriféraires locaux du moment. (Cherchez et vous trouverez…).
Sarre avait mis un atout de plus dans son jeu pour succéder à René Regaudie, lequel avait volontairement renoncé à briguer sa propre succession – comportement suffisamment rare pour ne pas être salué….
En effet, notre homme avait commis une autre grande habileté : postier à Paris, il y était le grand leader de quelques dizaines de ses collègues socialistes (dont des Limousins – cherchez encore…) qui constituaient là-bas les troupes de choc du CERES ; sous sa conduite éclairée, la quasi-totalité de ses camarades, jusque-là comme lui presque tous syndiqués à FO, étaient passés avec armes et bagages à la CFDT, syndicat réputé plus « moderne » et plus « à gauche » – à vous de juger.
Cette fine manœuvre eut lieu quelques temps avant son débarquement chez nous, où les Socialistes adhérents à FO étaient – et sont encore – fort nombreux et influents.
Et ce qui devait arriver, arriva : « on » fendit l’oreille du « traitre ».
De mauvaises (?) langues prétendent que ce fut la première et unique fois où certains de nos amis de FO ont voté communiste dès le premier tour d’une élection…
Il fallut huit longues années émaillées de nombreuses (et savoureuses, pour les initiés…) péripéties et surtout l’élection de François Mitterrand à la Présidence de la République pour que le PS récupère « sa » circonscription…
Méditons, méditons ; espérons…
En 1973, non seulement Georges Sarre avait été parachuté, pour les législatives, sans véritable concertation avec les Socialistes limousins mais il avait aussi, d’entrée, fait part de son intérêt à court terme pour la mairie de Limoges, ce qui n’eut pas forcément l’heur de plaire à Louis Longequeue… Celui-ci, selon un commentateur de l’époque, s’il était « un Socialiste modéré, n’était pas modérément socialiste ». Il respectait trop son Parti, lui, pour combattre l’un de ses candidats. Il n’avait donc pas « savonné la planche » à Sarre, même s’il ne lui avait pas apporté un soutien excessif, que le candidat n’avait d’ailleurs pas demandé, souhaitant ne devoir sa future et indubitable victoire qu’à lui-même et à ses thuriféraires locaux du moment. (Cherchez et vous trouverez…).
Sarre avait mis un atout de plus dans son jeu pour succéder à René Regaudie, lequel avait volontairement renoncé à briguer sa propre succession – comportement suffisamment rare pour ne pas être salué….
En effet, notre homme avait commis une autre grande habileté : postier à Paris, il y était le grand leader de quelques dizaines de ses collègues socialistes (dont des Limousins – cherchez encore…) qui constituaient là-bas les troupes de choc du CERES ; sous sa conduite éclairée, la quasi-totalité de ses camarades, jusque-là comme lui presque tous syndiqués à FO, étaient passés avec armes et bagages à la CFDT, syndicat réputé plus « moderne » et plus « à gauche » – à vous de juger.
Cette fine manœuvre eut lieu quelques temps avant son débarquement chez nous, où les Socialistes adhérents à FO étaient – et sont encore – fort nombreux et influents.
Et ce qui devait arriver, arriva : « on » fendit l’oreille du « traitre ».
De mauvaises (?) langues prétendent que ce fut la première et unique fois où certains de nos amis de FO ont voté communiste dès le premier tour d’une élection…
Il fallut huit longues années émaillées de nombreuses (et savoureuses, pour les initiés…) péripéties et surtout l’élection de François Mitterrand à la Présidence de la République pour que le PS récupère « sa » circonscription…
Méditons, méditons ; espérons…