11 03 2009
EUROPEENNES, SUITE...
Par Jean-Pierre Demerliat, à 11:47 | General | #118 |
Les instances nationales du Parti m’ont fait parvenir, ainsi qu’aux autres parlementaires, pour information, ce courrier adressé à la fédération de la Haute-Vienne.
Si je peux en comprendre la logique et l’argumentation et même faire miens la plupart des thèmes développés, il n’empêche que la direction nationale avait l’ardente obligation de faire en sorte que les trois régions soient représentées et ce, aux trois premières places…
Cher Camarade,
Nous avons pris connaissance de la lettre envoyée aux militants de ta fédération , ainsi que de la motion du Conseil fédéral. Il nous a semblé nécessaire de revenir sur le processus d’élaboration de nos listes.
D’abord il convient de souligner que le Conseil national du 28 février a adopté à l’unanimité notre texte d’orientation pour changer l’Europe. Cette unité retrouvée sur une question qui a divisé les socialistes est décisive. Elle nous semble majeure dans la période où le Parti Socialiste redevient audible après le Congrès et au moment où notre rassemblement est capital face à la politique de Nicolas Sarkozy. N’oublions jamais le principal : les Français ont besoin du Parti Socialiste face à la dureté de la crise, de notre opposition et de nos propositions.
Revenons à l’adoption de nos listes.
Pour la composition de celles-ci, la commission électorale avait défini à l’unanimité, avant même de parler de candidatures, quatre critères forts : le non-cumul des mandats, la parité, la diversité, le renouvellement, tout en respectant un certain équilibre entre députés sortants expérimentés et nouveaux élus. Bref, nous sommes entrés dans cette phase d’élaboration de nos listes avec une ambition politique élevée partagée par tous.
Il fallait de surcroît rassembler les socialistes. C’est une nécessité. Qui n’a pas entendu sur les marchés, sur son lieu de travail, les reproches sur nos divisions, nos querelles. Et chacun le sait : pour que notre rassemblement s’opère, il est indispensable que notre diversité politique soit prise en compte.
Les listes adoptées par notre Conseil national, par 93,5% des voix exprimées , répondent à cette ambition politique : trois femmes sont têtes de listes sur huit, la règle du non cumul du mandat de député européen avec la direction d’un exécutif est respecté; le renouvellement et l'équilibre anciens/nouveaux est assuré (sur vingt-six députés candidats sortants, treize sont reconduits en position éligible); la diversité est garantie avec six candidats en position éligible.
Et le rassemblement du parti est réalisé et nous l’assumons. Il fallait un accord politique entre nos motions pour se rassembler pour que ne recommencent pas nos divisions.
Nous savons qu’il y a des déceptions. Comment pouvait-il en être autrement quand, il y a plus de 750 candidats pour 72 places de titulaires, quand 26 députés sortants se représentent ? Comment pouvait-il en être autrement dès lors que nous avions choisi la logique du renouvellement, du non-cumul ?
Venons-en à votre circonscription Centre-Auvergne-Limousin. Les trois fédérations du Limousin ont proposé la candidature de Jean-Paul Denanot comme tête de liste. Jean-Paul est un grand Président de Région. C’est un acteur important de la formation professionnelle dans notre pays. Mais il était évident que sa candidature posait un problème par rapport aux règles que nous avions retenues à l’unanimité de la commission électorale sur le non-cumul des mandats. Et honnêtement, l’idée que l’un de nos présidents de région puisse démissionner à moins d’un an des élections régionales, en plein débat sur la réforme Balladur, était pour le moins inopportune. Ajoutons que d’autres candidats touchés par cette règle interne ont d’ailleurs du retirer leur candidature dans plusieurs circonscriptions.
Cette élection européenne a lieu dans de grandes circonscriptions interrégionales. Votre circonscription s’étend des pourtours de la Région Parisienne à ceux de l’Aquitaine. Il fallait comme tête de liste un homme ou une femme d’expérience, avec une stature nationale, connaissant les enjeux européens et les arcanes du Parlement de Strasbourg. C’est le cas d’Henri Weber que le conseil national a retenu pour conduire la liste. Il est accompagné de candidats qui représentent l’ensemble de votre circonscription.
Aujourd’hui on veut nous faire croire que la commission électorale à refusé un candidat du Limousin parmi les cinq titulaires de notre liste. Ce n’est pas exact. Lors de la réunion régionale, il n’a été proposé aucune autre candidature que celle de Jean-Paul Denanot. Sa candidature n’était proposée que pour être en position éligible. Il n’a d’ailleurs pas souhaité, ce que nous comprenons être en position inéligible.
Il n’était pas possible que chaque département de France soit représenté en position éligible. Si nous comprenons une nouvelle fois les déceptions, ils ne peuvent mettre à bas un travail qui rassemble largement les socialistes. Cette unité est essentielle pour engager la campagne et faire le meilleur score possible.
Nous vous appelons à vous rassembler derrière les listes adoptées par notre Conseil national. Nous le sentons bien : avec notre unité retrouvée, il y a une dynamique nouvelle. Il faut l’amplifier. C’est utile pour le Limousin et pour l’ensemble du pays. Nous comptons sur vous et sur votre sens des responsabilités.
Crois, Cher Camarade, en l’expression de notre amitié socialiste.
Nous avons pris connaissance de la lettre envoyée aux militants de ta fédération , ainsi que de la motion du Conseil fédéral. Il nous a semblé nécessaire de revenir sur le processus d’élaboration de nos listes.
D’abord il convient de souligner que le Conseil national du 28 février a adopté à l’unanimité notre texte d’orientation pour changer l’Europe. Cette unité retrouvée sur une question qui a divisé les socialistes est décisive. Elle nous semble majeure dans la période où le Parti Socialiste redevient audible après le Congrès et au moment où notre rassemblement est capital face à la politique de Nicolas Sarkozy. N’oublions jamais le principal : les Français ont besoin du Parti Socialiste face à la dureté de la crise, de notre opposition et de nos propositions.
Revenons à l’adoption de nos listes.
Pour la composition de celles-ci, la commission électorale avait défini à l’unanimité, avant même de parler de candidatures, quatre critères forts : le non-cumul des mandats, la parité, la diversité, le renouvellement, tout en respectant un certain équilibre entre députés sortants expérimentés et nouveaux élus. Bref, nous sommes entrés dans cette phase d’élaboration de nos listes avec une ambition politique élevée partagée par tous.
Il fallait de surcroît rassembler les socialistes. C’est une nécessité. Qui n’a pas entendu sur les marchés, sur son lieu de travail, les reproches sur nos divisions, nos querelles. Et chacun le sait : pour que notre rassemblement s’opère, il est indispensable que notre diversité politique soit prise en compte.
Les listes adoptées par notre Conseil national, par 93,5% des voix exprimées , répondent à cette ambition politique : trois femmes sont têtes de listes sur huit, la règle du non cumul du mandat de député européen avec la direction d’un exécutif est respecté; le renouvellement et l'équilibre anciens/nouveaux est assuré (sur vingt-six députés candidats sortants, treize sont reconduits en position éligible); la diversité est garantie avec six candidats en position éligible.
Et le rassemblement du parti est réalisé et nous l’assumons. Il fallait un accord politique entre nos motions pour se rassembler pour que ne recommencent pas nos divisions.
Nous savons qu’il y a des déceptions. Comment pouvait-il en être autrement quand, il y a plus de 750 candidats pour 72 places de titulaires, quand 26 députés sortants se représentent ? Comment pouvait-il en être autrement dès lors que nous avions choisi la logique du renouvellement, du non-cumul ?
Venons-en à votre circonscription Centre-Auvergne-Limousin. Les trois fédérations du Limousin ont proposé la candidature de Jean-Paul Denanot comme tête de liste. Jean-Paul est un grand Président de Région. C’est un acteur important de la formation professionnelle dans notre pays. Mais il était évident que sa candidature posait un problème par rapport aux règles que nous avions retenues à l’unanimité de la commission électorale sur le non-cumul des mandats. Et honnêtement, l’idée que l’un de nos présidents de région puisse démissionner à moins d’un an des élections régionales, en plein débat sur la réforme Balladur, était pour le moins inopportune. Ajoutons que d’autres candidats touchés par cette règle interne ont d’ailleurs du retirer leur candidature dans plusieurs circonscriptions.
Cette élection européenne a lieu dans de grandes circonscriptions interrégionales. Votre circonscription s’étend des pourtours de la Région Parisienne à ceux de l’Aquitaine. Il fallait comme tête de liste un homme ou une femme d’expérience, avec une stature nationale, connaissant les enjeux européens et les arcanes du Parlement de Strasbourg. C’est le cas d’Henri Weber que le conseil national a retenu pour conduire la liste. Il est accompagné de candidats qui représentent l’ensemble de votre circonscription.
Aujourd’hui on veut nous faire croire que la commission électorale à refusé un candidat du Limousin parmi les cinq titulaires de notre liste. Ce n’est pas exact. Lors de la réunion régionale, il n’a été proposé aucune autre candidature que celle de Jean-Paul Denanot. Sa candidature n’était proposée que pour être en position éligible. Il n’a d’ailleurs pas souhaité, ce que nous comprenons être en position inéligible.
Il n’était pas possible que chaque département de France soit représenté en position éligible. Si nous comprenons une nouvelle fois les déceptions, ils ne peuvent mettre à bas un travail qui rassemble largement les socialistes. Cette unité est essentielle pour engager la campagne et faire le meilleur score possible.
Nous vous appelons à vous rassembler derrière les listes adoptées par notre Conseil national. Nous le sentons bien : avec notre unité retrouvée, il y a une dynamique nouvelle. Il faut l’amplifier. C’est utile pour le Limousin et pour l’ensemble du pays. Nous comptons sur vous et sur votre sens des responsabilités.
Crois, Cher Camarade, en l’expression de notre amitié socialiste.
Christophe BORGEL
Secrétaire national aux Élections et à la vie des fédérations
Alain FONTANEL
Secrétaire national à l’animation et au développement des fédérations
Secrétaire national aux Élections et à la vie des fédérations
Alain FONTANEL
Secrétaire national à l’animation et au développement des fédérations