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.de Jean-Pierre DEMERLIAT

de Jean-Pierre DEMERLIAT

18 07 2011

OUI, JE SOUTIENS MARTINE AUBRY

Vous avez lu ici les raisons pour lesquelles j’ai été très tôt partisan d’une candidature Strauss-Kahn aux prochaines désignation et élection présidentielle. Je n'y reviens pas. Cette candidature n’étant à l’évidence plus d’actualité pour le moment, pour des raisons encore obscures mais qui seront très certainement élucidées un jour, c’est tout naturellement que j’apporte maintenant mon soutien à Martine Aubry.

Sa candidature est évidente, normale et légitime : c’est la suite logique de son engagement. Numéro 2 du gouvernement Jospin où son action est encore aujourd’hui dénoncée par la droite, ce qui est le plus bel hommage que celle-ci pouvait lui rendre ; maire de Lille où elle a fait la démonstration de ses qualités de gestionnaire, -tâche difficile étant donné la personnalité de son prédécesseur Pierre Mauroy- ; première secrétaire du Parti, où elle n’est plus contestée par personne -c'est dire son talent !- elle est incontournable et incontestable.

Dans la période extrêmement difficile dans laquelle se trouve la France, l'Europe et le monde entier, il faut à la tête du pays quelqu’un qui n’ait pas peur de prendre les décisions qui s’imposent, même en risquant l’impopularité. A la tête du PS, son refus du cumul et l’application immédiate de cette règle par les Socialistes, pour montrer l’exemple, au grand dam d’ailleurs d’une majorité de féodaux attachés au cumul des mandats et des responsabilités -parfois occultes- instrument de leur toute puissance, suffit à illustrer son refus de toute démagogie.

Martine Aubry mènera une campagne qui, contrairement, à ce que l’on croit, ne sera pas une promenade de santé ; elle sera élue et saura et pourra conduire le pays dans l'intérêt du plus grand nombre et non dans celui des super-riches.

Le rejet du Président actuel et de ses amis est tel qu'il est certain qu'un Socialiste lui succédera. Seulement deux de nos camarades peuvent sérieusement prétendre à la candidature ; il ne serait pas politiquement sain qu' ici, tous les élus et responsables soutiennent le même candidat.
Vous connaissez toutes et tous les liens de bonne camaraderie, d’amitié, qui unissent les élus et les responsables de ce département et il est normal que ceux-ci, tacitement, selon leur préférence, aient partagé leur soutien entre les deux seuls camarades qui peuvent être Président de la République l'an prochain.
Ce non-alignement derrière un seul candidat ne peut pas nuire à notre département et à notre région.
Parmi les multiples tâches d’un élu de terrain, penser à ce qui peut être bon pour le territoire qu’il représente est primordial !

Quoi qu'il arrive, nous pouvons être légitimement fiers, de nous trouver presque toutes et tous, cette fois, aux côtés de candidats dont l'une -ou l'un- sera en 2012, Présidente ou Président de la République française !


PS : Vous pouvez apporter votre soutien à Martine Aubry directement auprès d'elle ou envoyer un mail à l’adresse suivante : jean-pierre.demerliat@wanadoo.fr

04 07 2011

MOSCOVICI ET LES PRIMAIRES SOCIALISTES

Beaucoup d’entre vous me demandent pourquoi, à mon sens, Pierre Moscovici a rejoint François Hollande.

En voici peut-être une des raisons : si l’auto-proclamé fils préféré de Dominique Strauss-Kahn soutient Hollande après avoir, à regret, compris l’inanité d’une candidature personnelle, c’est parce qu’il ne veut pas se retrouver aux côtés de Bartolone et de Cambadélis qui l’ont roulé dans la farine, ridiculisé, à l’Université d’été de la Rochelle, au moment de la préparation du Congrès de Reims.
Chacun s’en souvient.

Comme ces deux camarades soutiennent Aubry, Moscovici, vraisemblablement par amour-propre, ne souhaitait pas se retrouver dans le même camp que ses anciens alliés potentiels. On peut comprendre son attitude, mais, à mon sens, elle n’est pas compatible avec le statut de grand homme politique que veut s’attribuer l’ami Mosco…

Les vrais hommes d’Etat - il n’y en a pas beaucoup au PS et très peu ailleurs… - savent, eux, régler leurs comptes plus adroitement, la plupart du temps en mettant les rieurs de leur côté, tout en suivant un chemin dans la droite ligne de leurs idées et leurs engagements.

Si, en politique, on devait tenir grand compte de tous les aléas de parcours, on s'obligerait à bien des contorsions et on ne ferait un chemin ni très long ni très efficace...

Ceci-dit, Mosco a du talent, mais peut-être n'est-t-il pas suffisamment mûr pour s'établir à son compte !

01 07 2011

IL FAUT SUSPENDRE LE PROCESSUS DES PRIMAIRES

Dès le printemps, bien que je ne sois pas un strauss-kahnien historique, j’avais pris position en faveur de Dominique Strauss-Kahn. En effet, je considérais qu’il arriverait très largement en tête à la désignation, ce qui lui aurait donné une grande légitimité, qu’il pouvait être élu avec une avance importante, et, une fois président, gouverner dans cette période extrêmement difficile avec les compétences, l’expérience et la volonté qui sont les siennes.

Les accusations portées contre Dominique Strauss-Kahn à New-York l’ont empêché de poursuivre son projet.

Aujourd’hui, la possibilité qu’il soit mis hors de cause revêt la même importance que sa mise en accusation.

Si cela était le cas, ce coup de tonnerre changerait assurément la donne pour les échéances de 2012.

Les dirigeants socialistes et les candidats à la primaire s’honoreraient et rendraient un immense service à notre parti, à nos électeurs, à la gauche et à la France toute entière en proposant de geler le processus de désignation jusqu’à ce que la justice américaine éclaircisse la situation.

Cette suspension me semble moralement et politiquement indispensable.

Cela aurait des avantages supplémentaires : il faut se souvenir que chaque fois que le PS et son leader du moment ont connu la victoire ou des succès majeurs, ce fut à la suite d’une campagne courte menée par un responsable légitimé par une large majorité de ses amis.

Aujourd’hui, ces deux conditions sont loin d’être réunies : Martine Aubry et François Hollande semblent être au coude à coude et la bataille pour laquelle nous nous préparons tous n’aura lieu que dans un an.

Le peuple de gauche et au-delà de lui, tous les Français qui n’en peuvent plus de subir la mal-gouvernance du président actuel exigent de nous un comportement qui mette toutes les chances de la victoire de notre côté.

C’est pourquoi le PS doit suspendre le processus des primaires et au cas, probable, ou les poursuites contre Dominique Strauss-Kahn seraient abandonnées, doit lui laisser le temps de se reconstruire, de s’expliquer et de prendre ses décisions en toute sérénité.

Les petites ou les grandes ambitions dussent-elles passer par pertes et profits, l’intérêt de toutes et de tous commande que les socialistes et leurs amis remettent à la rentrée prochaine le processus de désignation.

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