Beaucoup d’entre vous me demandent pourquoi, à mon sens, Pierre Moscovici a rejoint François Hollande.

En voici peut-être une des raisons : si l’auto-proclamé fils préféré de Dominique Strauss-Kahn soutient Hollande après avoir, à regret, compris l’inanité d’une candidature personnelle, c’est parce qu’il ne veut pas se retrouver aux côtés de Bartolone et de Cambadélis qui l’ont roulé dans la farine, ridiculisé, à l’Université d’été de la Rochelle, au moment de la préparation du Congrès de Reims.
Chacun s’en souvient.

Comme ces deux camarades soutiennent Aubry, Moscovici, vraisemblablement par amour-propre, ne souhaitait pas se retrouver dans le même camp que ses anciens alliés potentiels. On peut comprendre son attitude, mais, à mon sens, elle n’est pas compatible avec le statut de grand homme politique que veut s’attribuer l’ami Mosco…

Les vrais hommes d’Etat - il n’y en a pas beaucoup au PS et très peu ailleurs… - savent, eux, régler leurs comptes plus adroitement, la plupart du temps en mettant les rieurs de leur côté, tout en suivant un chemin dans la droite ligne de leurs idées et leurs engagements.

Si, en politique, on devait tenir grand compte de tous les aléas de parcours, on s'obligerait à bien des contorsions et on ne ferait un chemin ni très long ni très efficace...

Ceci-dit, Mosco a du talent, mais peut-être n'est-t-il pas suffisamment mûr pour s'établir à son compte !