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.de Jean-Pierre DEMERLIAT

de Jean-Pierre DEMERLIAT

11 08 2011

HOMMAGE A LUCIEN VILLATTE

Nos amis DDEN ne m’en voudront pas si je reprends ici l’hommage qu’ils ont publié dans Le Populaire de mardi dernier 9 août.
En effet, je n’ai rien à ajouter, ni rien à retrancher à ces quelques lignes qui, j’en suis certain, iront droit au cœur de ceux qui l’ont connu.


"Professeur à l’Ecole normale d’instituteurs de Limoges pendant plusieurs années, il a formé un grand nombre d’enseignants. Chacun garde un souvenir inoubliable de ce professeur compétent, toujours à l’écoute de ses élèves, expliquant avec calme les lois de la physique et de la chimie.

Issu d’un milieu modeste, il avait su devenir par son travail et ses efforts un enseignant de valeur. Refusant tout prosélytisme dans son enseignement, il avait une vie de militant. Lucien Villatte avait un idéal, défendre la classe ouvrière, permettre l’ascension sociale de chacun.

Il fut élu conseiller municipal de Limoges puis conseiller régional du Limousin.

Défenseur de l’école laïque, l’école de la République à laquelle, comme il disait, il devait tout, il a su rendre à travers ses cours tout ce qu’elle lui avait apporté. Des centaines d’instituteurs conservent encore aujourd’hui l’image de cet homme simple et combien respectable."



05 08 2011

Il faut protéger le soldat Royal!...

En Limousin et en Haute-Vienne, personne n’a compris pourquoi, neuf mois seulement après son arrivée, Yves Dassonville a été nommé en Poitou-Charentes. Préfet républicain, homme de dialogue, le représentant de l’Etat n’était, chez nous, contesté par personne, ce qui est plutôt rare…

L’explication de son changement d’affectation se trouve à Poitiers, plus précisément à l’Hôtel de Région.
Le Préfet Tomasini, qui tentait de régenter jusque-là le fief de Madame Royal, est un militant politique, ancien élu RPR, fils de son père René, cacique gaulliste. Il a été nommé là, en novembre 2008, quand l’actuel Président de la République pensait que Ségolène Royal serait, pour l’avenir, son adversaire le plus dangereux. Tomasini, on s’en doute, avait pour mission principale de combattre la dame.

Maintenant que celle-ci est distancée dans les sondages relatifs aux primaires socialistes, il devient urgent de la laisser en paix afin qu’elle ait plus d’oxygène face à ses concurrents Aubry et Hollande.
Exit donc Tomasini, finies les attaques, place à un Préfet, représentant certes le gouvernement, mais respectueux des usages républicains et aussi des élus, quel que soit leur bord.

Ségolène Royal n’aura plus à se battre politiquement sur ce front-là, et pourra donc consacrer toute son énergie à la campagne interne.
On a d’ailleurs constaté chez elle un regain d’ardeur militante depuis l’annonce du départ de celui qui avait été nommé pour la combattre.

Pour Nicolas Sarközy, les adversaires de ses ennemis ne doivent pas être trop ennuyés par ses amis à lui.
Il est peu probable que cette petite manœuvre joue beaucoup sur les résultats des primaires, mais cela prouve qu’à l’Elysée, on surveille tous les détails.
La bataille sera globale et, dans le camp d’en face, tous les coups seront permis, des plus petits aux plus grands.

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