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.de Jean-Pierre DEMERLIAT

de Jean-Pierre DEMERLIAT

29 09 2011

LE SENAT A GAUCHE !

Samedi prochain, Jean-Pierre Bel sera très certainement le premier président socialiste du Sénat.
Après avoir envisagé les avantages et les inconvénients d’un hold-up ou plutôt de l’achat ou de l’extorsion des quelques voix qui aurait peut être permis au président sortant de retrouver son fauteuil, la Haute Sarkozie a vite compris que, ce faisant, elle ajouterait quelques clous au cercueil de ses espérances pour la présidentielle de 2012.


Pourquoi un Sénat ?

La plupart des grandes démocraties vivent sous un régime bicaméral. Cela veut dire que les textes de loi y sont examinés et votés successivement par les deux assemblées, l’une ayant généralement le pas sur l’autre.
Contrairement à ce que prétendent certains commentateurs, la deuxième chambre n’est pas présente uniquement dans les pays fédéraux.
Le fait qu’un projet de loi soit examiné par deux assemblées à la composition différente, aux sensibilités différentes, aux dates d’élections et aux durées de mandats différentes, améliore fortement les qualités des textes adoptés.

Imaginons un fait-divers sordide, crapuleux, sanglant. L’émotion est à son paroxysme. Un ou plusieurs représentants du peuple dépose alors une proposition de loi tendant à rétablir la peine de mort. Si nous sommes dans un régime monocaméral, la peine de mort peut être rétablie immédiatement avant que l’émotion ne retombe. Si nous sommes dans un régime bicaméral, cela prendra du temps pour que ce texte soit discuté alternativement par les deux chambres, l’émotion sera retombée et la peine de mort ne sera pas rétablie.
Permettez-moi de citer les professeurs Gicquel père et fils : «… c’est pourquoi on a souvent comparé la seconde chambre à une digne, à un barrage, ou à un frein destiné à arrêter la poussée populiste qui se manifeste dans la chambre élue au suffrage universel direct… ».


Le Sénat à gauche ? Indispensable pour un gouvernement de gauche !

Dans le régime bicaméral à la française, c’est l’Assemblée nationale qui a, en cas de désaccord, le dernier mot pour le vote d’un texte législatif, mais le Sénat peut faire durer le processus ou au contraire l’accélérer. Donc suivant que la majorité sénatoriale est la même que la majorité gouvernementale ou qu’elle lui est opposé, le Sénat se comporte comme un allié utile ou un adversaire redoutable : souvenons-nous des difficultés qu’ont eues les Socialistes lorsqu’ils étaient au pouvoir sous la présidence de François Mitterrand ou avec Lionel Jospin de 1997 à 2002. Concrètement, le fait que le Sénat soit passé à gauche dimanche dernier va compliquer considérablement la tâche du gouvernement actuel. A contrario si, comme une grande majorité des Français le souhaite, une présidente ou un président et une assemblée de gauche sont élus au printemps prochain, le Sénat ne sera plus un obstacle, un ralentisseur mais au contraire il accélérera l’adoption des lois indispensables au redressement de notre pays.

Les Français attendent beaucoup de nous ; ils voudront, dès notre victoire, au printemps prochain, que soient prises rapidement les décisions qui concernent directement leur vie quotidienne, leur vie tout court : emploi, protection sociale, éducation de leurs enfants, retraite, logement…
Mais d’autres chantiers, qui sont extrêmement importants eux aussi, leur paraissent moins urgents. Il en est ainsi par exemple de la réforme touchant à l’organisation des collectivités locales du pays imposée à la hussarde en 2010. Si le Sénat était resté à droite, il aurait pu faire traîner très longtemps l’adoption des textes modifiant la réforme liberticide de Sarkozy. Beaucoup de nos électeurs n’auraient pas compris que l’on « perde » des semaines et des semaines sur un sujet peu en phase avec leurs aspirations immédiates. Dorénavant, les pendules pourront être très rapidement remises à l’heure.

Le Sénat est nécessaire à la vie démocratique de notre pays. Le passage à gauche du Sénat sera, pour un gouvernement de gauche, un accélérateur des réformes indispensables.



Post-scriptum qui n’a (presque) rien à voir avec ce qui précède :
La moyenne d’âge des sénateurs n’est que très légèrement supérieure à celle des députés mais le pourcentage des femmes élues au Sénat est très largement supérieur à celui des femmes présentes au sein de l’Assemblée nationale…

22 09 2011

Le Sénat à gauche? C'est possible, c'est souhaitable, c'est même indispensable!

Dimanche prochain 25 septembre se dérouleront des élections sénatoriales dont le résultat pourrait résonner comme un coup de tonnerre. En effet, le Sénat, présidé par un sénateur de droite depuis 1968, pourrait bien basculer à gauche.

Déjà, lors du précédent renouvellement triennal, à la suite des élections municipales et cantonales de mars 2008 qui virent une progression importante de la gauche, et notamment des Socialistes, le nombre de sénateurs d’opposition avait progressé de manière significative.

Cette année, suite à la réforme de 2003 qui limite le mandat à 6 ans au lieu de 9 et qui prévoit par conséquent le renouvellement des sénateurs par moitié tous les trois ans, la progression de la gauche sera, quoi qu’il arrive, encore plus importante : les grands électeurs sénatoriaux sont aujourd’hui encore plus remontés contre la politique de Sarkozy qui étrangle les collectivités locales, contre sa réforme territoriale qui prévoit notamment une modification de l’intercommunalité imposée à la hussarde par l’exécutif et ses représentants et sa révision générale des politiques publiques (RGPP) qui limite considérablement les marges de manœuvre des élus locaux.

Dimanche soir, les sénateurs d’opposition peuvent donc être majoritaires au Palais du Luxembourg.
Mais est-ce pour cela que le Sénat se dotera le 1er octobre prochain d’un président de gauche ? Ce n’est pas certain. En effet, au Sénat, les clivages politiques sont moins tranchés qu’à l’Assemblée nationale. Cela tient principalement au mode d’élection de ses membres : les grands électeurs, dont un grand nombre sont des élus ruraux, se disent souvent « apolitiques » -c’est-à-dire plutôt de droite- mais qui ne se sentent pas liés par des engagements partisans et qui peuvent donc apporter leur soutien -ou combattre- en fonction de leur humeur, de la sympathie ou de l’antipathie qu’ils éprouvent envers les candidats.
En conséquence, entre les blocs de gauche et de droite assez cohérents, il existe « un marais » d’électrons libres que l’on trouve principalement au sein du RDSE (Rassemblement Démocratique et Social Européen) constitué par des radicaux de gauche et de droite et des élus ne se sentant à l’aise nul part ailleurs. Ainsi, un observateur peu averti pourrait s’étonner de trouver côte à côte au sein du même groupe, Jean-Pierre Chevènement, le rédacteur du projet socialiste de 1971, chantre à l’époque de l’appropriation collective des moyens de production et d’échange et de la planification démocratique, et le duc Aymeri de Montesquiou-Fezensac, radical UMP, -homme sympathique au demeurant- mais dont l’engagement sarkozyste est inébranlable.
Les intentions de vote de certains sénateurs, mal identifiés au plan politique, ne sont pas gravées dans le marbre et peuvent évoluer dans un sens ou dans l’autre.
Moins nombreux que les députés, les sénateurs se connaissent tous, beaucoup d’entre eux sont là depuis longtemps, aussi les amitiés, les complicités, les compagnonnages, les inimitiés, les jalousies, les rancœurs, les aigreurs peuvent faire s’égarer quelques bulletins lors de l’élection du président de la Haute Assemblée.
Enfin, dans beaucoup de départements, principalement à droite, mais aussi à gauche, des candidatures dissidentes se sont déclarées. On voit ainsi dans un département pas trop éloigné du nôtre, un baron de la mitterrandie qui n’a plus hélas, pour lui-même et ses camarades, son guide pour lui indiquer le bon chemin, promouvoir une fois de plus des candidatures dissidentes dont le leader jure ses grands dieux qu’il ne votera pas pour le candidat socialiste…
Néanmoins, si la gauche est majoritaire, gageons qu’elle saura conduire un des siens à la présidence du Sénat.

Cette élection espérée, possible, modifierait profondément le paysage politique. Tout d’abord, cela montrerait de manière éclatante le désaveu qui frappe le président actuel ; ensuite cela permettrait de retarder l’adoption des lois malsaines proposées par la majorité actuelle, enfin notre candidate ou notre candidat à la présidentielle bénéficierait d’un appui supplémentaire considérable.

Après l’élection d’une ou d’un Président socialiste au printemps 2012, le travail législatif serait grandement facilité, le Sénat ne retarderait plus l’adoption des lois comme il l’a fait par le passé, notamment lorsque Lionel Jospin était Premier ministre.
La politique choisie par les Français pourrait être ainsi plus rapidement mise en œuvre par le gouvernement de gauche.
De profondes révisions de la constitution seraient également possibles, le Sénat n’y opposant plus son « veto ».
Il n’est donc pas étonnant que le pouvoir actuel et les médias qui sont à ses ordres observent un quasi-silence sur ces élections, ses enjeux et les conséquences qui en découleraient. On voit même un « journaliste », à quelques heures du grand jour, s’intéresser non pas à ces élections mais au coût des billets d’avion d’une mission sénatoriale…

Le Sénat, avec une majorité de gauche, présidé par un président de gauche, sera d’un grand poids pour œuvrer dans la bataille présidentielle et un soutien précieux pour le prochain gouvernement de la gauche rassemblée.

02 09 2011

LE PEUPLE DE GAUCHE PEUT -ET DOIT- CHOISIR CELLE (OU CELUI) QUI BATTRA SARKOZY

Il faut sortir le Président sortant !

Que personne ne se sente offensé : celui qui le battra au deuxième tour ne peut être qu’un Socialiste. Parmi les candidats socialistes aux primaires, seuls Martine Aubry ou François Hollande peuvent être désignés.

Une forte participation aux primaires donnera une grande légitimité à la candidate ou au candidat du second tour de toute la gauche. Sa désignation est donc l’affaire de toute la gauche qui, pour la première fois, a la possibilité de choisir sa championne ou son champion du deuxième tour le plus combatif, le plus convaincant et surtout le plus porteur de nos valeurs communes. Ces qualités sont indispensables pour gagner mais elles le sont également pour gouverner ensuite.

Camarades et citoyens de gauche, quelles que soient vos préférences pour le premier tour, vous avez le droit et le devoir de choisir celle ou celui qui portera au second les couleurs de la gauche toute entière et défendra ses valeurs.
Ne laissez pas passer cette chance historique !

* * *

LE MECANISME DES PRIMAIRES CITOYENNES


En organisant ces primaires citoyennes, le Parti socialiste donne à tout citoyen le droit de désigner son candidat à l’élection présidentielle de 2012.
C'est donc vous qui pouvez choisir le candidat du changement en 2012 !

QUI PEUT VOTER ?
Tous les citoyens français inscrits sur les listes électorales avant le 31 décembre 2010.
Lors de la primaire, il suffira de s'acquitter d'une participation au frais d'organisation de 1 € minimum et de signer une charte d'adhésion aux valeurs de la gauche.
Pensez à vous munir d’un titre d’identité (Carte nationale d’identité, passeport, permis de conduire…)

C’EST QUAND ?
Les primaires auront lieu à l’automne, les dimanches 9 et 16 octobre 2011.

OU VOTER ?
Des milliers de bureaux de vote seront installés près de chez vous dans toute la France.
Ils seront ouverts de 9h à 19h.
Vous pouvez consulter les cartes des bureaux de vote de Limoges et de la Haute-Vienne sur le site de la fédération du Parti Socialiste de la Haute-Vienne : www.ps87.com

QUELS SONT LES CANDIDATS ?
Martine Aubry
Jean-Michel Baylet
François Hollande
Arnaud Montebourg
Ségolène Royal
Manuel Valls

Vous trouverez des réponses à toutes vos questions sur les primaires sur le site :
www.lesprimairescitoyennes.fr



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