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.de Jean-Pierre DEMERLIAT

de Jean-Pierre DEMERLIAT

27 12 2011

VOEUX DE JEAN-PIERRE DEMERLIAT

Au seuil de la nouvelle année, je présente à chacune et à chacun d’entre vous mes vœux les plus sincères de bonheur, santé et réussite personnelle.
En ces périodes de fêtes, mes pensées vont d’abord vers celles et ceux qui souffrent de la maladie, de la solitude et qui manquent de l’essentiel.

2012 sera une année décisive. L’élection présidentielle et les élections législatives constitueront en effet deux rendez-vous politiques majeurs et déterminants pour l’avenir de notre pays.
J’espère que les valeurs républicaines auxquelles nous sommes toutes et tous si attachés prévaudront sur les incantations, les égoïsmes et les peurs.

En 2011, le Parti Socialiste a longuement et activement préparé l’alternance. Il s’est doté d’un projet ambitieux et d’un candidat dont nul ne peut contester aujourd’hui la légitimité.
Si la gauche, celle qui veut réellement changer l’ordre des choses, s’unit et sait se rassembler toute entière autour de François Hollande, le moment venu, alors 2012 sera l’année du vrai changement !
Faisons donc plus que notre possible pour que 2012 soit une grande et belle année pour nous tous, pour la France.

A toutes et à tous, bonne et heureuse année.

05 12 2011

2014, ce n'est pas d'actualité, c'est loin !

Une précision à la suite de l'article du Populaire de dimanche dernier annonçant comme certaine ma candidature en 2014 :

Je serai éventuellement candidat à ma propre succession au Sénat en 2014
- si je suis en forme ( pour le moment, ça va, merci...),
- si un véritable saut générationnel ne se dessine pas,
- si, parmi mes successeurs possibles, aucun ne me paraît posséder les qualités requises pour représenter dignement les socialistes de ce département, sur le plan de la fidélité à nos valeurs, de la lucidité et de l'honnêteté politique,
- et enfin, et surtout, si les militants socialistes de ce département m'accordent leur confiance...

Et puis, 2014, c'est bien loin!
Le paysage politique, chez nous comme ailleurs, a largement le temps de se modifier, d'ici là, de manière considérable...

Aujourd'hui, nous sommes dans la présidentielle, échéance que la gauche toute entière n'a pas le droit de gâcher, dans l'intérêt de celles et ceux qu'elle représente, et non pas dans celui de certains de ses représentants.

29 09 2011

LE SENAT A GAUCHE !

Samedi prochain, Jean-Pierre Bel sera très certainement le premier président socialiste du Sénat.
Après avoir envisagé les avantages et les inconvénients d’un hold-up ou plutôt de l’achat ou de l’extorsion des quelques voix qui aurait peut être permis au président sortant de retrouver son fauteuil, la Haute Sarkozie a vite compris que, ce faisant, elle ajouterait quelques clous au cercueil de ses espérances pour la présidentielle de 2012.


Pourquoi un Sénat ?

La plupart des grandes démocraties vivent sous un régime bicaméral. Cela veut dire que les textes de loi y sont examinés et votés successivement par les deux assemblées, l’une ayant généralement le pas sur l’autre.
Contrairement à ce que prétendent certains commentateurs, la deuxième chambre n’est pas présente uniquement dans les pays fédéraux.
Le fait qu’un projet de loi soit examiné par deux assemblées à la composition différente, aux sensibilités différentes, aux dates d’élections et aux durées de mandats différentes, améliore fortement les qualités des textes adoptés.

Imaginons un fait-divers sordide, crapuleux, sanglant. L’émotion est à son paroxysme. Un ou plusieurs représentants du peuple dépose alors une proposition de loi tendant à rétablir la peine de mort. Si nous sommes dans un régime monocaméral, la peine de mort peut être rétablie immédiatement avant que l’émotion ne retombe. Si nous sommes dans un régime bicaméral, cela prendra du temps pour que ce texte soit discuté alternativement par les deux chambres, l’émotion sera retombée et la peine de mort ne sera pas rétablie.
Permettez-moi de citer les professeurs Gicquel père et fils : «… c’est pourquoi on a souvent comparé la seconde chambre à une digne, à un barrage, ou à un frein destiné à arrêter la poussée populiste qui se manifeste dans la chambre élue au suffrage universel direct… ».


Le Sénat à gauche ? Indispensable pour un gouvernement de gauche !

Dans le régime bicaméral à la française, c’est l’Assemblée nationale qui a, en cas de désaccord, le dernier mot pour le vote d’un texte législatif, mais le Sénat peut faire durer le processus ou au contraire l’accélérer. Donc suivant que la majorité sénatoriale est la même que la majorité gouvernementale ou qu’elle lui est opposé, le Sénat se comporte comme un allié utile ou un adversaire redoutable : souvenons-nous des difficultés qu’ont eues les Socialistes lorsqu’ils étaient au pouvoir sous la présidence de François Mitterrand ou avec Lionel Jospin de 1997 à 2002. Concrètement, le fait que le Sénat soit passé à gauche dimanche dernier va compliquer considérablement la tâche du gouvernement actuel. A contrario si, comme une grande majorité des Français le souhaite, une présidente ou un président et une assemblée de gauche sont élus au printemps prochain, le Sénat ne sera plus un obstacle, un ralentisseur mais au contraire il accélérera l’adoption des lois indispensables au redressement de notre pays.

Les Français attendent beaucoup de nous ; ils voudront, dès notre victoire, au printemps prochain, que soient prises rapidement les décisions qui concernent directement leur vie quotidienne, leur vie tout court : emploi, protection sociale, éducation de leurs enfants, retraite, logement…
Mais d’autres chantiers, qui sont extrêmement importants eux aussi, leur paraissent moins urgents. Il en est ainsi par exemple de la réforme touchant à l’organisation des collectivités locales du pays imposée à la hussarde en 2010. Si le Sénat était resté à droite, il aurait pu faire traîner très longtemps l’adoption des textes modifiant la réforme liberticide de Sarkozy. Beaucoup de nos électeurs n’auraient pas compris que l’on « perde » des semaines et des semaines sur un sujet peu en phase avec leurs aspirations immédiates. Dorénavant, les pendules pourront être très rapidement remises à l’heure.

Le Sénat est nécessaire à la vie démocratique de notre pays. Le passage à gauche du Sénat sera, pour un gouvernement de gauche, un accélérateur des réformes indispensables.



Post-scriptum qui n’a (presque) rien à voir avec ce qui précède :
La moyenne d’âge des sénateurs n’est que très légèrement supérieure à celle des députés mais le pourcentage des femmes élues au Sénat est très largement supérieur à celui des femmes présentes au sein de l’Assemblée nationale…

22 09 2011

Le Sénat à gauche? C'est possible, c'est souhaitable, c'est même indispensable!

Dimanche prochain 25 septembre se dérouleront des élections sénatoriales dont le résultat pourrait résonner comme un coup de tonnerre. En effet, le Sénat, présidé par un sénateur de droite depuis 1968, pourrait bien basculer à gauche.

Déjà, lors du précédent renouvellement triennal, à la suite des élections municipales et cantonales de mars 2008 qui virent une progression importante de la gauche, et notamment des Socialistes, le nombre de sénateurs d’opposition avait progressé de manière significative.

Cette année, suite à la réforme de 2003 qui limite le mandat à 6 ans au lieu de 9 et qui prévoit par conséquent le renouvellement des sénateurs par moitié tous les trois ans, la progression de la gauche sera, quoi qu’il arrive, encore plus importante : les grands électeurs sénatoriaux sont aujourd’hui encore plus remontés contre la politique de Sarkozy qui étrangle les collectivités locales, contre sa réforme territoriale qui prévoit notamment une modification de l’intercommunalité imposée à la hussarde par l’exécutif et ses représentants et sa révision générale des politiques publiques (RGPP) qui limite considérablement les marges de manœuvre des élus locaux.

Dimanche soir, les sénateurs d’opposition peuvent donc être majoritaires au Palais du Luxembourg.
Mais est-ce pour cela que le Sénat se dotera le 1er octobre prochain d’un président de gauche ? Ce n’est pas certain. En effet, au Sénat, les clivages politiques sont moins tranchés qu’à l’Assemblée nationale. Cela tient principalement au mode d’élection de ses membres : les grands électeurs, dont un grand nombre sont des élus ruraux, se disent souvent « apolitiques » -c’est-à-dire plutôt de droite- mais qui ne se sentent pas liés par des engagements partisans et qui peuvent donc apporter leur soutien -ou combattre- en fonction de leur humeur, de la sympathie ou de l’antipathie qu’ils éprouvent envers les candidats.
En conséquence, entre les blocs de gauche et de droite assez cohérents, il existe « un marais » d’électrons libres que l’on trouve principalement au sein du RDSE (Rassemblement Démocratique et Social Européen) constitué par des radicaux de gauche et de droite et des élus ne se sentant à l’aise nul part ailleurs. Ainsi, un observateur peu averti pourrait s’étonner de trouver côte à côte au sein du même groupe, Jean-Pierre Chevènement, le rédacteur du projet socialiste de 1971, chantre à l’époque de l’appropriation collective des moyens de production et d’échange et de la planification démocratique, et le duc Aymeri de Montesquiou-Fezensac, radical UMP, -homme sympathique au demeurant- mais dont l’engagement sarkozyste est inébranlable.
Les intentions de vote de certains sénateurs, mal identifiés au plan politique, ne sont pas gravées dans le marbre et peuvent évoluer dans un sens ou dans l’autre.
Moins nombreux que les députés, les sénateurs se connaissent tous, beaucoup d’entre eux sont là depuis longtemps, aussi les amitiés, les complicités, les compagnonnages, les inimitiés, les jalousies, les rancœurs, les aigreurs peuvent faire s’égarer quelques bulletins lors de l’élection du président de la Haute Assemblée.
Enfin, dans beaucoup de départements, principalement à droite, mais aussi à gauche, des candidatures dissidentes se sont déclarées. On voit ainsi dans un département pas trop éloigné du nôtre, un baron de la mitterrandie qui n’a plus hélas, pour lui-même et ses camarades, son guide pour lui indiquer le bon chemin, promouvoir une fois de plus des candidatures dissidentes dont le leader jure ses grands dieux qu’il ne votera pas pour le candidat socialiste…
Néanmoins, si la gauche est majoritaire, gageons qu’elle saura conduire un des siens à la présidence du Sénat.

Cette élection espérée, possible, modifierait profondément le paysage politique. Tout d’abord, cela montrerait de manière éclatante le désaveu qui frappe le président actuel ; ensuite cela permettrait de retarder l’adoption des lois malsaines proposées par la majorité actuelle, enfin notre candidate ou notre candidat à la présidentielle bénéficierait d’un appui supplémentaire considérable.

Après l’élection d’une ou d’un Président socialiste au printemps 2012, le travail législatif serait grandement facilité, le Sénat ne retarderait plus l’adoption des lois comme il l’a fait par le passé, notamment lorsque Lionel Jospin était Premier ministre.
La politique choisie par les Français pourrait être ainsi plus rapidement mise en œuvre par le gouvernement de gauche.
De profondes révisions de la constitution seraient également possibles, le Sénat n’y opposant plus son « veto ».
Il n’est donc pas étonnant que le pouvoir actuel et les médias qui sont à ses ordres observent un quasi-silence sur ces élections, ses enjeux et les conséquences qui en découleraient. On voit même un « journaliste », à quelques heures du grand jour, s’intéresser non pas à ces élections mais au coût des billets d’avion d’une mission sénatoriale…

Le Sénat, avec une majorité de gauche, présidé par un président de gauche, sera d’un grand poids pour œuvrer dans la bataille présidentielle et un soutien précieux pour le prochain gouvernement de la gauche rassemblée.

02 09 2011

LE PEUPLE DE GAUCHE PEUT -ET DOIT- CHOISIR CELLE (OU CELUI) QUI BATTRA SARKOZY

Il faut sortir le Président sortant !

Que personne ne se sente offensé : celui qui le battra au deuxième tour ne peut être qu’un Socialiste. Parmi les candidats socialistes aux primaires, seuls Martine Aubry ou François Hollande peuvent être désignés.

Une forte participation aux primaires donnera une grande légitimité à la candidate ou au candidat du second tour de toute la gauche. Sa désignation est donc l’affaire de toute la gauche qui, pour la première fois, a la possibilité de choisir sa championne ou son champion du deuxième tour le plus combatif, le plus convaincant et surtout le plus porteur de nos valeurs communes. Ces qualités sont indispensables pour gagner mais elles le sont également pour gouverner ensuite.

Camarades et citoyens de gauche, quelles que soient vos préférences pour le premier tour, vous avez le droit et le devoir de choisir celle ou celui qui portera au second les couleurs de la gauche toute entière et défendra ses valeurs.
Ne laissez pas passer cette chance historique !

* * *

LE MECANISME DES PRIMAIRES CITOYENNES


En organisant ces primaires citoyennes, le Parti socialiste donne à tout citoyen le droit de désigner son candidat à l’élection présidentielle de 2012.
C'est donc vous qui pouvez choisir le candidat du changement en 2012 !

QUI PEUT VOTER ?
Tous les citoyens français inscrits sur les listes électorales avant le 31 décembre 2010.
Lors de la primaire, il suffira de s'acquitter d'une participation au frais d'organisation de 1 € minimum et de signer une charte d'adhésion aux valeurs de la gauche.
Pensez à vous munir d’un titre d’identité (Carte nationale d’identité, passeport, permis de conduire…)

C’EST QUAND ?
Les primaires auront lieu à l’automne, les dimanches 9 et 16 octobre 2011.

OU VOTER ?
Des milliers de bureaux de vote seront installés près de chez vous dans toute la France.
Ils seront ouverts de 9h à 19h.
Vous pouvez consulter les cartes des bureaux de vote de Limoges et de la Haute-Vienne sur le site de la fédération du Parti Socialiste de la Haute-Vienne : www.ps87.com

QUELS SONT LES CANDIDATS ?
Martine Aubry
Jean-Michel Baylet
François Hollande
Arnaud Montebourg
Ségolène Royal
Manuel Valls

Vous trouverez des réponses à toutes vos questions sur les primaires sur le site :
www.lesprimairescitoyennes.fr



11 08 2011

HOMMAGE A LUCIEN VILLATTE

Nos amis DDEN ne m’en voudront pas si je reprends ici l’hommage qu’ils ont publié dans Le Populaire de mardi dernier 9 août.
En effet, je n’ai rien à ajouter, ni rien à retrancher à ces quelques lignes qui, j’en suis certain, iront droit au cœur de ceux qui l’ont connu.


"Professeur à l’Ecole normale d’instituteurs de Limoges pendant plusieurs années, il a formé un grand nombre d’enseignants. Chacun garde un souvenir inoubliable de ce professeur compétent, toujours à l’écoute de ses élèves, expliquant avec calme les lois de la physique et de la chimie.

Issu d’un milieu modeste, il avait su devenir par son travail et ses efforts un enseignant de valeur. Refusant tout prosélytisme dans son enseignement, il avait une vie de militant. Lucien Villatte avait un idéal, défendre la classe ouvrière, permettre l’ascension sociale de chacun.

Il fut élu conseiller municipal de Limoges puis conseiller régional du Limousin.

Défenseur de l’école laïque, l’école de la République à laquelle, comme il disait, il devait tout, il a su rendre à travers ses cours tout ce qu’elle lui avait apporté. Des centaines d’instituteurs conservent encore aujourd’hui l’image de cet homme simple et combien respectable."



05 08 2011

Il faut protéger le soldat Royal!...

En Limousin et en Haute-Vienne, personne n’a compris pourquoi, neuf mois seulement après son arrivée, Yves Dassonville a été nommé en Poitou-Charentes. Préfet républicain, homme de dialogue, le représentant de l’Etat n’était, chez nous, contesté par personne, ce qui est plutôt rare…

L’explication de son changement d’affectation se trouve à Poitiers, plus précisément à l’Hôtel de Région.
Le Préfet Tomasini, qui tentait de régenter jusque-là le fief de Madame Royal, est un militant politique, ancien élu RPR, fils de son père René, cacique gaulliste. Il a été nommé là, en novembre 2008, quand l’actuel Président de la République pensait que Ségolène Royal serait, pour l’avenir, son adversaire le plus dangereux. Tomasini, on s’en doute, avait pour mission principale de combattre la dame.

Maintenant que celle-ci est distancée dans les sondages relatifs aux primaires socialistes, il devient urgent de la laisser en paix afin qu’elle ait plus d’oxygène face à ses concurrents Aubry et Hollande.
Exit donc Tomasini, finies les attaques, place à un Préfet, représentant certes le gouvernement, mais respectueux des usages républicains et aussi des élus, quel que soit leur bord.

Ségolène Royal n’aura plus à se battre politiquement sur ce front-là, et pourra donc consacrer toute son énergie à la campagne interne.
On a d’ailleurs constaté chez elle un regain d’ardeur militante depuis l’annonce du départ de celui qui avait été nommé pour la combattre.

Pour Nicolas Sarközy, les adversaires de ses ennemis ne doivent pas être trop ennuyés par ses amis à lui.
Il est peu probable que cette petite manœuvre joue beaucoup sur les résultats des primaires, mais cela prouve qu’à l’Elysée, on surveille tous les détails.
La bataille sera globale et, dans le camp d’en face, tous les coups seront permis, des plus petits aux plus grands.

18 07 2011

OUI, JE SOUTIENS MARTINE AUBRY

Vous avez lu ici les raisons pour lesquelles j’ai été très tôt partisan d’une candidature Strauss-Kahn aux prochaines désignation et élection présidentielle. Je n'y reviens pas. Cette candidature n’étant à l’évidence plus d’actualité pour le moment, pour des raisons encore obscures mais qui seront très certainement élucidées un jour, c’est tout naturellement que j’apporte maintenant mon soutien à Martine Aubry.

Sa candidature est évidente, normale et légitime : c’est la suite logique de son engagement. Numéro 2 du gouvernement Jospin où son action est encore aujourd’hui dénoncée par la droite, ce qui est le plus bel hommage que celle-ci pouvait lui rendre ; maire de Lille où elle a fait la démonstration de ses qualités de gestionnaire, -tâche difficile étant donné la personnalité de son prédécesseur Pierre Mauroy- ; première secrétaire du Parti, où elle n’est plus contestée par personne -c'est dire son talent !- elle est incontournable et incontestable.

Dans la période extrêmement difficile dans laquelle se trouve la France, l'Europe et le monde entier, il faut à la tête du pays quelqu’un qui n’ait pas peur de prendre les décisions qui s’imposent, même en risquant l’impopularité. A la tête du PS, son refus du cumul et l’application immédiate de cette règle par les Socialistes, pour montrer l’exemple, au grand dam d’ailleurs d’une majorité de féodaux attachés au cumul des mandats et des responsabilités -parfois occultes- instrument de leur toute puissance, suffit à illustrer son refus de toute démagogie.

Martine Aubry mènera une campagne qui, contrairement, à ce que l’on croit, ne sera pas une promenade de santé ; elle sera élue et saura et pourra conduire le pays dans l'intérêt du plus grand nombre et non dans celui des super-riches.

Le rejet du Président actuel et de ses amis est tel qu'il est certain qu'un Socialiste lui succédera. Seulement deux de nos camarades peuvent sérieusement prétendre à la candidature ; il ne serait pas politiquement sain qu' ici, tous les élus et responsables soutiennent le même candidat.
Vous connaissez toutes et tous les liens de bonne camaraderie, d’amitié, qui unissent les élus et les responsables de ce département et il est normal que ceux-ci, tacitement, selon leur préférence, aient partagé leur soutien entre les deux seuls camarades qui peuvent être Président de la République l'an prochain.
Ce non-alignement derrière un seul candidat ne peut pas nuire à notre département et à notre région.
Parmi les multiples tâches d’un élu de terrain, penser à ce qui peut être bon pour le territoire qu’il représente est primordial !

Quoi qu'il arrive, nous pouvons être légitimement fiers, de nous trouver presque toutes et tous, cette fois, aux côtés de candidats dont l'une -ou l'un- sera en 2012, Présidente ou Président de la République française !


PS : Vous pouvez apporter votre soutien à Martine Aubry directement auprès d'elle ou envoyer un mail à l’adresse suivante : jean-pierre.demerliat@wanadoo.fr

04 07 2011

MOSCOVICI ET LES PRIMAIRES SOCIALISTES

Beaucoup d’entre vous me demandent pourquoi, à mon sens, Pierre Moscovici a rejoint François Hollande.

En voici peut-être une des raisons : si l’auto-proclamé fils préféré de Dominique Strauss-Kahn soutient Hollande après avoir, à regret, compris l’inanité d’une candidature personnelle, c’est parce qu’il ne veut pas se retrouver aux côtés de Bartolone et de Cambadélis qui l’ont roulé dans la farine, ridiculisé, à l’Université d’été de la Rochelle, au moment de la préparation du Congrès de Reims.
Chacun s’en souvient.

Comme ces deux camarades soutiennent Aubry, Moscovici, vraisemblablement par amour-propre, ne souhaitait pas se retrouver dans le même camp que ses anciens alliés potentiels. On peut comprendre son attitude, mais, à mon sens, elle n’est pas compatible avec le statut de grand homme politique que veut s’attribuer l’ami Mosco…

Les vrais hommes d’Etat - il n’y en a pas beaucoup au PS et très peu ailleurs… - savent, eux, régler leurs comptes plus adroitement, la plupart du temps en mettant les rieurs de leur côté, tout en suivant un chemin dans la droite ligne de leurs idées et leurs engagements.

Si, en politique, on devait tenir grand compte de tous les aléas de parcours, on s'obligerait à bien des contorsions et on ne ferait un chemin ni très long ni très efficace...

Ceci-dit, Mosco a du talent, mais peut-être n'est-t-il pas suffisamment mûr pour s'établir à son compte !

01 07 2011

IL FAUT SUSPENDRE LE PROCESSUS DES PRIMAIRES

Dès le printemps, bien que je ne sois pas un strauss-kahnien historique, j’avais pris position en faveur de Dominique Strauss-Kahn. En effet, je considérais qu’il arriverait très largement en tête à la désignation, ce qui lui aurait donné une grande légitimité, qu’il pouvait être élu avec une avance importante, et, une fois président, gouverner dans cette période extrêmement difficile avec les compétences, l’expérience et la volonté qui sont les siennes.

Les accusations portées contre Dominique Strauss-Kahn à New-York l’ont empêché de poursuivre son projet.

Aujourd’hui, la possibilité qu’il soit mis hors de cause revêt la même importance que sa mise en accusation.

Si cela était le cas, ce coup de tonnerre changerait assurément la donne pour les échéances de 2012.

Les dirigeants socialistes et les candidats à la primaire s’honoreraient et rendraient un immense service à notre parti, à nos électeurs, à la gauche et à la France toute entière en proposant de geler le processus de désignation jusqu’à ce que la justice américaine éclaircisse la situation.

Cette suspension me semble moralement et politiquement indispensable.

Cela aurait des avantages supplémentaires : il faut se souvenir que chaque fois que le PS et son leader du moment ont connu la victoire ou des succès majeurs, ce fut à la suite d’une campagne courte menée par un responsable légitimé par une large majorité de ses amis.

Aujourd’hui, ces deux conditions sont loin d’être réunies : Martine Aubry et François Hollande semblent être au coude à coude et la bataille pour laquelle nous nous préparons tous n’aura lieu que dans un an.

Le peuple de gauche et au-delà de lui, tous les Français qui n’en peuvent plus de subir la mal-gouvernance du président actuel exigent de nous un comportement qui mette toutes les chances de la victoire de notre côté.

C’est pourquoi le PS doit suspendre le processus des primaires et au cas, probable, ou les poursuites contre Dominique Strauss-Kahn seraient abandonnées, doit lui laisser le temps de se reconstruire, de s’expliquer et de prendre ses décisions en toute sérénité.

Les petites ou les grandes ambitions dussent-elles passer par pertes et profits, l’intérêt de toutes et de tous commande que les socialistes et leurs amis remettent à la rentrée prochaine le processus de désignation.

Administration